Assurer la tranquillité de tous

Le sentiment d’insécurité et les phénomènes de délinquance sont largement dûs à des choix économiques et politiques qui précarisent les individus dans leur logement, leur emploi, voire portent atteinte à leur personnalité, et détruisent les services publics facteur de cohésion sociale. Ce sont aussi ces choix qui assignent à résidence les catégories sociales défavorisées, et qui sont instrumentalisés pour aboutir à des divisions dans les couches populaires. Une municipalité de gauche et écologiste peut jouer un rôle important, par la politique du logement social et de mixité sociale, par une politique d’aides à des activités économiques offrant des emplois aussi à ceux qui on raté le premier passage par la case « école », par des clauses d’insertion dans les marchés publics. Et quitte à prendre le relais d’un État de plus en plus égaré dans le « tout-répressif », elle doit aussi soutenir y compris financièrement les différentes actions de prévention, de dialogue, bref d’éducation des jeunes « dangereux » qui sont aussi des jeunes « en danger », sans oublier les moins jeunes laissés pour compte de la « modernisation », pour assurer une présence de terrain par la police municipale, et aussi pour apporter concrètement et immédiatement de la solidarité aux personnes victimes d’infractions.

Le droit à la tranquillité ne peut pas passer par des politiques sécuritaires centrées sur la répression, le fichage, la vidéo-surveillance. L’exemple britannique montre que le déploiement de systèmes de vidéo-surveillance, qui peut avoir éventuellement une utilité ponctuelle pour surveiller certains points sensibles comme par exemple les alentours d’un distributeur bancaire, n’aboutit la plupart du temps qu’à déplacer les actes de délinquances. À la différence de policiers présents sur le terrain (présence humaine que la technologie, ici comme ailleurs, vise surtout à éliminer) ces systèmes n’offrent en outre aucune possibilité d’intervention immédiate sur un délit en train de se commettre. Ils ne sont pas non plus sans poser de graves problèmes de libertés publiques en rendant techniquement possible un fichage d’une partie de la population, car il n’y a guère de contrôle effectif possible sur ce qui est réellement fait de ces systèmes une fois installés. Les moyens financiers considérables parfois alloués à ces opérations sécuritaires à grand spectacle doivent être réorientés.

Le droit de vivre ensemble dans la tranquillité repose sur une politique globale d’équité socio-économique à l’échelle de l’agglomération et s’inscrit dans des efforts diffus.

 maintenir les équipements

Réfléchir à des collaborations à l’échelle de l’agglomération pour renforcer le maillage des équipements socio-éducatifs publics (bibliothèques, centres sociaux) qui favorisent le lien social, l’accès aux droits, à la culture et aux loisirs.

 soutenir la vie associative

Les structures associatives tissent des sociabilités de quartier qui doivent être soutenues par la ville, d’autant qu’elles portent un projet éducatif et culturel.

 réduire les nuisances sonores

Le bruit est perçu comme l’un des éléments les plus désagréables de l’inconfort de vivre en ville. Pour retrouver le plaisir de ville, cette dimension de la qualité environnementale (qui interfère aussi avec la santé) mérite une attention à part entière dans les politiques urbaines. La réduction du bruit implique une réduction du trafic automobile et une isolation renforcée des bâtiments. La convergence avec la politique locale de lutte contre l’effet de serre est évidente, car les techniques d’isolation thermique sont très proches de celles mises en œuvre pour l’affaiblissement acoustique. Pour une même dépense, les deux bénéfices peuvent être obtenus simultanément. Une politique volontaire des transports, favorisant le vélo et les modes de déplacements collectifs, doit réduire la place de la circulation individuelle motorisée, et par conséquent les nuisances sonores associées.

 favoriser les « Maisons de la Justice et du Droit » (MJD)

A même de traiter dans un lieu de proximité des problèmes de justice civile ou pré-pénale pour des affaires peu graves et d’apporter des réponses en termes de justice de proximité, elles devront également être des lieux de formation en direction de l’ensemble de la population et en particulier des juristes, des policiers, des administrations, des bénévoles des associations… aux questions des discriminations.

 rénover la police municipale

Nous accompagnerons une évolution des missions de service de la police :
- la police municipale doit renforcer ses contacts avec la population : l’îlotage à pieds ou en vélo sera privilégié à des rondes en voitures
- la police municipale sera prioritairement affectée au contrôle de la circulation et à la prévention lors des manifestations publiques en journée et en soirée
- elle sera confortée dans son action éducative en milieu scolaire (prévention routière notamment)
- des formations du personnel d’accueil des commissariats aux problèmes des discriminations et de harcèlement au travail seront organisées régulièrement
- les bureaux de la police municipale seront, dans tous les quartiers, ouverts sur de larges plages horaires

Les policiers municipaux pourront bénéficier d’une formation professionnelle afin de pouvoir désamorcer sans violence des situations conflictuelles et un cadre de concertation et de formation pour les policiers volontaires sera proposé afin de dégager les bonnes pratiques à promouvoir.


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Groupe Écologie & Solidarité
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