Conférence de presse du 13 mai 2011

Une chance pour l’intercommunalité si…

… les rivalités stériles entre « grands élus » de l’agglomération cessent enfin et si l’intérêt général finit par prévaloir. Malheureusement, ce n’est pas le chemin qui est suivi aujourd’hui. Après un huis clos prononcé contre notre avis en conseil de Métro le 29 avril, pour débattre de l’extension de l’agglomération vers une communauté urbaine, se tiendra ce lundi une réunion des conseillers municipaux de Grenoble en cénacle sans public, ni presse.

Pourquoi cette crainte d’une publicité à des débats qui auraient dû être organisés dès l’annonce par le gouvernement du marathon délibératif devant conduire au redécoupage des nouvelles intercommunalités avant la fin de cette année ? Les négociations qui vont s’engager entre élus sont nécessaires. Elles ne sont pour autant pas suffisantes : si la population n’est pas associée à la réflexion, c’est encore une fois le sens même de l’action politique, et plus particulièrement le rôle des éluEs qui sera une nouvelle fois mis en cause.

Le débat public est essentiel pour définir le bassin de vie et d’activité que nous voulons pour demain. Doit-on continuer vers plus d’étalement urbain générant toujours plus de kilomètres parcourus par jour ou plutôt fixer les limites d’une l’agglomération compacte qui préservera notre cadre de vie et l’air que nous respirons ?

Au lieu de cela se met en place un grand Monopoly™ intercommunal où s’échangent les territoires au gré des alliances électorales futures. Ce marchandage passe sous silence les questions de fond.

L’élargissement de la Communauté d’Agglomération à une Communauté Urbaine serait une vraie chance à saisir. Aujourd’hui, le cadre communal ne correspond plus à nos réalités de vie. Le passage en communauté urbaine permettrait de mener une politique d’urbanisme à l’échelle intercommunale et ainsi de lutter contre le refus de certaines communes de construire du logement social. D’autres compétences éviteraient des doublons comme l’économie ou le logement ; celle de l’eau potable permettrait un retour en gestion publique à travers une régie intercommunale pour le profit des usagers et non des actionnaires.

« Dans quelle ville voulons-nous vivre ? » est la bonne question à se poser. Pour les écologistes il s’agit d’abord de défendre « une ville à taille humaine » en nous donnant les outils pour lutter contre le mitage urbain et la pollution. Nous refusons une Communauté urbaine qui tendrait vers la « mégalopole » en jouant la compétition avec les grandes villes européennes et notamment avec la future Métropole lyonnaise. Nous défendons une coopération entre villes d’une même région et entre communautés proches : une des priorités est de créer une communauté de transports avec le Voironnais et le Grésivaudan pour traiter la question des déplacements à l’échelle pertinente qui dépasse celle d’une future Communauté Urbaine. Le changement à venir aura des répercussions concrètes sur notre cadre de vie. Il sera accepté et réussi, si tous les habitants sont associés aux procédures. En avançant à marches forcées, le gouvernement bafoue la démocratie. Mais les éluEs locaux ne doivent pas en profiter pour « s’arranger » entre eux sans débat avec les habitants auxquels il revient d’inventer les politiques écologiques, sociales et démocratiques des années futures.




Groupe Écologie & Solidarité
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