Conférence de Presse du 17 novembre 2011

Conseil municipal du 21 novembre 2011

 Débat d’orientation budgétaire

Ce débat d’orientation budgétaire est le quatrième depuis l’augmentation importante des impôts locaux en 2009, qui place Grenoble en tête des taux de taxe foncière et bien au dessus de la moyenne pour la taxe d’habitation. Nous avons donc un recul suffisant pour analyser finement les impacts de cette décision… Or, qu’observe-t-on de manière récurrente depuis 2009 ? Que la hausse violente des impôts locaux a profité à l’épargne nette, donc aux recettes d’investissement. Or parmi ces investissements figurent de mauvais choix d’aides sans contrepartie aux intérêts privés et de subventions économiques dont la compétence n’est pas du ressort de la ville. Sans ces financements, l’impôt local de Grenoble pourrait revenir à des taux plus supportables en ces temps de crise sociale.

Nous proposons pour notre part un budget alternatif, qui réduise les dépenses de la Mairie qui ne sont pas destinées à un renforcement du service public (cérémonies, télécommunications, colloques, catalogues et publications, voyages et missions…) ainsi que des investissements dont l’utilité sociale n’est pas démontrée. Ce budget permettrait de réduire les impôts et d’augmenter l’implication de la ville dans la proximité et l’amélioration de la vie quotidienne. Nous proposons également d’orienter massivement les investissements de la ville dans un « grand programme des petits travaux », tout ce qui ne s’inaugure pas mais rend la vie quotidienne plus agréable : des espaces sportifs de proximité, des écoles rénovées, un plan piscine relancé…

Nous constatons aussi l’impact budgétaire de la mauvaise coordination entre les différents niveaux de collectivités qui interviennent sur notre ville. Pour certains aménagements, qui ne seraient pourtant pas de son seul ressort, Grenoble se retrouve sans partenaires financiers, et ce sont ses habitants qui supportent donc la totalité du coût. C’est le cas par exemple du projet de Scène des Musiques Actuelles de Grenoble, équipement dont la pertinence dépasse pourtant clairement la seule ville.
Cet exemple illustre la dérive que nous dénoncions déjà, d’affrontement de « baronnies » locales préjudiciable à l’intérêt général ; baronnies qui sont pourtant toutes dirigées par le Parti Socialiste ou ses plus proches alliés.

Enfin, l’évolution des dépenses de personnel amène deux remarques :
- le budget présenté par la majorité prévoit la seule augmentation naturelle de l’évolution de carrière des fonctionnaires. On pourrait s’attendre, en cas de victoire de la gauche et des écologistes en mai prochain, à ce que le nouveau gouvernement rattrape un peu de la politique anti-sociale que nous subissons depuis 5 ans. Soit ce budget ne tient pas compte d’une probable défaite de Nicolas Sarkozy, soit M. Destot anticipe déjà une politique de rigueur pour les Français...
- les Grenoblois et Grenobloises sont en attente de plus de proximité dans les services publics. Cela passe par un renforcement du personnel municipal sur cette échelle. Ce renforcement sera possible si ces catégories de personnel, qui sont aussi au plus bas dans l’échelle de rémunération, sont revalorisées.

 Autres points d’actualité

CCIAG : le PS baisse le thermostat des relations avec les écolos
Lors du dernier conseil municipal, l’assemblée a voté des avenants tarifaires aux tarifs du chauffage urbain. Notre groupe avait présenté des amendements et prévu de voter contre les avenants tels que présentés, qui n’allaient pas assez loin dans la réduction de la marge d’un établissement public industriel et commercial.
Cependant, les ouvertures présentées par M. Safar en séance, et sa proposition de travailler sur nos propositions nous avaient fait modifier notre vote. Nous avons demandé, dans la semaine qui suivait le conseil municipal, à M. Safar d’honorer ses engagements et d’organiser une réunion. Nous avons ainsi fait notre bout de chemin par notre abstention, en prenant acte de la volonté de la majorité de discuter, et en nous mettant à disposition de la majorité pour travailler avec elle.
Force est de constater que pour l’instant, cette perche n’a pas été prise… _ Nous n’avons aucune réponse à notre courrier. Cet état de fait est symptomatique des relations que le PS a avec les écologistes. Et illustre bien de quel coté se situe le refus du dialogue.

Tribunal administratif : le rapporteur public tape sur les doigts des responsables PS
La semaine dernière, le rapporteur public du tribunal administratif a demandé l’annulation de deux décisions importantes portées par les responsables PS locaux. La « consultation » sur la rocade nord organisée par M. Vallini pour légitimer son projet décalé a été considérée illégale. Il n’est jamais trop tard… Et la décision de fermeture de plusieurs bâtiments du lycée Mounier par le président du Conseil Régional M. Queyranne, approuvé par M. Destot, a été elle aussi considérée illégale et même injustifiée… Attendons les jugements qui le plus souvent vont dans le sens indiqué par le rapporteur public.

L’aménagement de l’A480 à la remorque du Tram E ?
La minimale consultation publique sur l’aménagement de l’A480 a commencé. Nous dénonçons encore cette idée, comme la rocade nord, d’un autre temps. Les investissements considérables qu’elle suppose risquent d’être très majoritairement supportés par les collectivités locales, sur une compétence qui relève normalement de l’Etat. Surtout, ce projet s’appuie sur des données de projection de circulation qui datent de plusieurs années et ne prennent pas en compte le mouvement de fond de réduction de la circulation automobile déjà constaté à Grenoble par la dernière enquête décennale sur les déplacements des ménages.
La circulation à l’entrée nord de Grenoble est actuellement très perturbée par les travaux du Tram E. Cette situation va durer plusieurs mois, mais elle reste conjoncturelle. Nous espérons que les responsables publics, locaux comme nationaux, auront l’honnêteté de ne pas prendre prétexte de ces difficultés pour justifier l’élargissement de l’A480...




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