Communiqué du 6 novembre 2008

Occupation de logements vides : la Ville mène la politique du pire

La pénurie de logements et le coût prohibitif des loyers pour beaucoup de Grenoblois sont des questions politiques pour lesquelles un élu doit agir.

Depuis plusieurs années, certains jeunes ont pris cette question de manière très concrète en occupant des logements vides. Par leurs occupations, ils interpellent les pouvoirs publics en rappelant que de très nombreux logements appartenant aux collectivités locales ou à des sociétés privées sont inoccupés sur Grenoble. Ils rappellent à chaque fois que les jeunes ont de plus en plus de difficultés pour accéder à un logement, faute de caution et de salaire suffisant au regard des exigences demandées.

Dans le contexte de crise que nous traversons, nous pensons qu’il est indispensable de construire de nouvelles perspectives, de sortir des préjugés et d’admettre enfin que les luttes que mènent ces jeunes sont non seulement légitimes mais porteuses d’avenir.

Pour l’instant, hélas, la Ville de Grenoble et d’autres collectivités n’ont pas intégré le changement de société que nous sommes en train de vivre. En matière d’occupation de logement, il serait pourtant largement temps d’arrêter la politique répressive menée actuellement. La seule réponse apportée aux revendications légitimes est l’expulsion violente et la plus rapide possible, par les forces de police. Ces expulsions se font au mépris de la loi puisque les flagrants délits invoqués ne sont jamais constatés effectivement. Les relaxes successives des occupants inculpés en sont la preuve.

Faut-il pourtant rappeler que les logements occupés sont souvent vides depuis longtemps ? Faut-il rappeler qu’après toutes les dernières expulsions, dont la plus emblématique a été celle des « 400 couverts », les projets immobiliers n’ont vu le jour, au mieux, qu’après plusieurs années ?

Les jeunes occupants sont, dans la très grande majorité, des personnes responsables qui ne prennent aucun risque. Ils ont toujours le soutien du voisinage avec lequel ils créent rapidement des contacts. Ce sont simplement des jeunes qui refusent les dérives de notre société et qui portent des projets collectifs de solidarité.

Si le Maire de Grenoble en avait la volonté politique, il pourrait parfaitement engager le dialogue avec les associations qui soutiennent les démarches de logements collectifs autogérés et envisager des solutions sur la base de conventions d’occupations précaires en attendant que les projets arrivent à la réalisation.

Quand la crise précarise de plus en plus de jeunes, quand l’espoir d’une vie meilleure repose sur de nouvelles solutions collectives pour sortir de l’ultra-libéralisme et de l’individualisme ambiant, quand, enfin, les solutions sont à portée de main, il n’est pas concevable de rester arc-bouté sur des réponses policières.

Nous demandons un diagnostic et un vrai débat devant aboutir à des solutions concrètes sur la question du logement des jeunes.

Nous demandons que les démarches de logements collectifs autogérés soient enfin prises en compte comme une forme de logement parmi d’autres.Nous demandons la fin des expulsions au mépris de la loi.

Le groupe Ecologie & Solidarité - EluEs Verts, ADES, Alternatifs de la Ville de Grenoble.


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