Communiqué de presse du 21 avril 2011

Villeneuve : un projet urbain, mais ni social, ni écologique

par le groupe « Écologie et Solidarité »

Lors du dernier conseil municipal du 18 avril, notre groupe a d’abord affirmé par la voix de son président Hakim Sabri la nécessité d’intervenir sur la Villeneuve et en particulier l’Arlequin, mais en n’oubliant pas tous les volets de notre action à savoir l’urbanisme, mais surtout le côté social qu’attendent avant tout les habitants.

Au lieu de cela, il nous a été proposé un projet d’urbanisme oubliant celles et ceux auxquels il est destiné. Conscient de cette lacune, la majorité a proposé dans une dernière version de la délibération-cadre et en premier point un vœu s’adressant à elle-même qui proposait de voter plus tard lors d’une décision budgétaire modificative 250 000 € dans « les domaines de l’insertion et de l’emploi, de l’enfance et de la jeunesse, de la vie associative. ». Comme plan d’actions vague, on ne fait pas mieux !

Nous n’avons pas pris part au vote de ce point en expliquant avant le vote qu’aujourd’hui ce n’était qu’un vœu, mais que nous voterions des budgets précis lors d’une prochaine décision budgétaire modificative.

S’agissant de l’urbanisme, l’essentiel des dépenses sera consacré à la démolition au n°50 de 68 logements sociaux de qualité identiques aux autres des barres de l’Arlequin. Cette posture de démolir pour réhabiliter d’autres bâtiments est contestée aujourd’hui à la fois par les habitants que l’on oblige à quitter le lieu où ils ont tissé des solidarités, où leurs enfants ont grandi, mais aussi par les architectes eux-mêmes que la Ville a choisi après un concours. Ces derniers sont pourtant de renom et n’ont jamais caché leur volonté de réhabiliter plutôt que de démolir des logements. Pourquoi alors les avoir choisi, si le maire et sa majorité avaient déjà décidé la démolition ?

Pour Anne Lacaton architecte de ce cabinet INterland, lauréate du Grand Prix national de l’architecture 2008, ayant travaillé sur le projet, « la question des démolitions de ce patrimoine contemporain de logements sociaux est une erreur considérable (…), il y a un vrai savoir faire dans ces bâtiments (…). C’est un gâchis énorme, un gâchis financier (…). Quand on sait qu‘il nous manque des logements (…), c’est totalement incompréhensible, c’est une aberration totale (…), et on ne sait pas comment l’arrêter. »

Cette position est d’ailleurs celle de la Confédération Syndicale des Familles qui a choisi d’accompagner les locataires dans le relogement pour mieux les défendre malgré son opposition à la démolition.

Pour finir, le maire a proposé dans cette délibération « de faire de l’Arlequin un éco-quartier rénové ». On peut rester dubitatif devant ces dépenses de déconstruction qui peuvent se chiffrer à des dizaines de millions d’euros lesquels pourraient être utilement consacrés à l’isolation thermique de l’Arlequin… à moins qu’il ne faille pas toucher aux dividendes de la Compagnie de Chauffage au détriment de charges insupportables pour les habitants. Quant au bilan carbone d’une démolition, nous attendons que l’adjoint en charge du Développement Durable nous le présente…




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