Conférence de presse du 23 avril 2010

Une majorité fissurée à Grenoble

Le conseil municipal de lundi prochain se veut comme il est de plus en plus fréquent un conseil sans débat. Le maire ne prend plus la peine de placer en exergue un dossier d’ampleur et limite drastiquement le nombre des délibérations (en deux ans leur nombre a été divisé par deux en moyenne par conseil). Les élus de l’exécutif sont chargés de présenter sobrement leur délibération ou plus souvent de se limiter à répondre aux questions des oppositions.

Nous continuons pour notre part notre travail d’éluEs remplissant le mandat que nous ont confié les électrices et les électeurs en intervenant pour nourrir le débat public et tenter de rendre son rôle législatif à notre assemblée délibérante.

Force est de constater que le maire a de plus en plus de mal à mettre au pas sa majorité. Après la démission publique de M. Gemmani (Modem) du CCAS, puis le vrai-faux mail de M. de Longevialle, le groupe Modem a implosé en plein vol en se coupant en deux mini groupes de trois membres, imitant en cela la droite coupée elle en trois avec une partie dans la majorité. Après quelques soubresauts au moins en parole du groupe GO, c’est maintenant au tour du groupe PC de monter au créneau au sujet de la vidéosurveillance que la maire a décidé seul : « un débat à avoir entre nous…pas d’accord sur le fond, ni sur la forme ». Concernant la redistribution des places suite au départ de Didier Migaud : « Pourquoi pas un VP du Conseil Général ou un président du SMTC communiste ? » Même les proches du maire tentent de montrer leur indépendance. C’est la cas du président d’Alpexpo qui voulait le départ de son directeur, mais le Maire a tranché et refusé la démission de M. Chanal. M. Pilaud va t’il démissionner à son tour ?

Lundi soir, le conseil démarrera par une question orale que nous poserons au Maire. Nous demanderons à M. Destot de produire les arrêtés d’autorisation du Préfet pour les caméras déjà installées et de les conformer à la loi par des panonceaux prévenant le passant ; également nous l’interrogerons sur sa volonté d’installer sans débat des caméras dans trois quartier, alors que son parti, le PS, à juste titre dénonce la vidéosurveillance de voie publique dans un communiqué national « Pour Brice Hortefeux, la sécurité, c’est la vidéo sans la protection ». Avec qui M. Destot est-il le plus en accord ? Ses actes vont dans le sens du ministre de l’Intérieur, pas dans celui de son parti.

Dans le reste du conseil, nous interviendrons en particulier sur la réhabilitation du silo 1 de parking à la Villeneuve qui est une opération nécessaire contrairement à la démolition programmée de 3 autres silos qui est décidée pour satisfaire l’ANRU qui demande des démolitions dans les opérations de rénovations urbaines auxquelles elle participe.

La création d’un club des Mécènes du Musée de Grenoble proposée dans une autre délibération montre la voie désormais recommandée pour maintenir le service public : faire appel à la générosité.

Après l’hôtel 4 étoiles dans le Parc Hoche qui a remplacé l’équipement public structurant prévu dans le programme de la ZAC de Bonne, l’ « adjoint à l’immobilier » nous proposera un restaurant gastronomique de plus dans le pavillon Nord boulevard Gambetta.. Après l’ancien musée Fantin Latour et Sainte-Cécile qui accueillent des restaurants de luxe, décidemment cette majorité est préoccupée par le bien-être des plus reiches.

Avec le développement économique, la tendance droitière est encore plus affirmée. G. Fioraso nous proposera de verser 100 000 € au Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes implanté sur Lyon alors que la Ville de Lyon ne verse rien. La Ville de Grenoble est la seule commune à avoir signé la convention. En 2010, 3 millions d’euros ont été inscrit au budget primitif pour financer les pôles de compétitivité alors que le développement économique est une compétence de la Metro. Pour les contribuables grenoblois c’est donc un cas unique de « double peine » : ils financent les pôles via Grenoble et via la Metro. N’a t-on pas un autre usage de ces sommes votées conseil après conseil qui pourraient aider par exemple le CCAS à sortir de son déficit de plus en plus important ?

Pour finir une information fiscale obligatoire désormais indiquera l’effet sur les recettes de la Ville de la hausse des taux d’imposition de 9% votée par cette majorité pour 2009 :
- Taxe d’habitation de 38 380 975 € à 42 799 000 €, soit + 15,1 %
- Taxe foncière bâtie de 62 914 473 € à 70 967 002 €, soit + 12,8 % Au total, le produit de l’impôt augmente de 11 millions d’euros entre 2008 et 2009. Qui a vu les nouveaux services publics mis en place avec cette somme ?

En toute fin de conseil, le Maire nous demandera une remise de dette de 2 163,47 € sur les 24 694,76 € indûment perçus en 1989 pour un emploi fictif de chargé de mission à la Ville de Grenoble d’une ancienne adjointe du maire corrompu…




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