Conférence de presse du 21 janvier 2011

Cette majorité a tout faux

Tunisie : pourquoi le maire et sa majorité ne se sont-ils pas indignés ?

Lors du déplacement d’une délégation présidée par le Maire en mai 2009 dans la ville jumelle de Sfax en Tunisie nous avions alertés ce dernier sur la question du respect des droits de l’homme en Tunisie et de la liberté d’expression. Nous l’avions invité alors à rencontrer la Ligue des Droits de l’Homme, ce qu’il a refusé. La rencontre s’est alors organisée autour d’une élue de notre groupe, Marina Girod de l ‘Ain.

Aujourd’hui, où enfin un soulèvement populaire a contraint Ben Ali à la fuite nous demandons un compte rendu du récent déplacement à Sfax du 7 au 12 janvier 2012. Pendant que les manifestations se succédaient à Sfax contre le parti de tous les élus de la ville et que le siège du RCD était incendié, les élus ont-ils pu rencontrer les opposants, la Ligue des Droits de l’Homme ? M. de Longevialle qui est resté 5 jours du 7 au 12, et M. Detroyat qui est resté 3 jours ont-ils pu respecter durant ce déplacement ,alors que des manifestants étaient assassinés, la charte pour le développement durable des coopérations décentralisées adoptée lors du conseil municipal du 31 janvier 2005 et soutenu par l’association des Maires des Grandes Villes de France présidée par le Maire de Grenoble ?
Rappelons en un des fondements : « la nécessité d’assurer à tous les citoyens la reconnaissance et le respect des libertés et droits fondamentaux tels qu’affirmés dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (civils et politiques, économiques, sociaux et culturels), le respect de la dignité et de la valeur de la personne humaine ainsi que le respect de l’égalité entre les hommes et les femmes » _Depuis le début des émeutes, nous observons un silence assourdissant de cette majorité. N’est-il pas urgent que notre conseil municipal adresse un message de solidarité et de soutien aux habitants de Sfax ? Le Peuple Tunisien revendique une liberté d’expression et d’action, qui doit se traduire aussi dans les jumelages. _Notre groupe souhaiterait un débat-cadre autour de l’ensemble de nos coopérations et jumelages afin de s’interroger dans tous les cas de figure, sur notre rôle de soutien implicite aux régimes en place.

Lycée Mounier : le Maire doit intervenir d’urgence auprès du Président de Région et le Recteur

Rappel :
- Le Président de la Région prenant prétexte de nouvelles questions de sécurité (pour l’instant non avérées) décide, seul et sans aucun débat avec sa majorité régionale, de fermer le lycée à la rentrée 2011. Il est soutenu par le maire de Grenoble. Le 27 septembre 2010, le Recteur, et le président de la région avertissent les parents d’élèves que le lycée sera fermé à la rentrée 2011.
- La mobilisation très forte des Mounier met en difficulté le maire, qui est obligé de prendre une certaine distance avec le Président de Région. La mobilisation, soutenue dès le début par les élus écologistes et du Front de Gauche, à la ville et à la région, fait reculer le Président qui décide le 19 novembre que les élèves pourront terminer leur scolarité à Mounier, mais il n’y aura plus de secondes à la rentrée 2011 ni de BTS. Il écrit le 25 novembre au Recteur pour qu’il organise la rentrée 2011 sans les secondes ni les BTS.
- La mobilisation se poursuit. Les élus écologistes à la région proposent qu’il y ait une médiation. Les médiateurs nommés par le Président de la région ont du mal à remplir leur mission devant notamment l’hostilité du Recteur qui se cache derrière la lettre du 25 novembre (non retirée mais de facto annulée par la lettre de mission fournie aux médiateurs). Les médiateurs rendent leurs conclusions le 11 janvier 2011, proposant de réintroduire des secondes à la rentrée 2011. Mais le Président de la région demande seulement l’avis du Recteur…au lieu de soutenir la proposition des médiateurs.
- Le recteur avait prévu d’intervenir après le dépôt des conclusions des médiateurs, pour réaffirmer qu’il s’en tenait à la seule lettre du 25 novembre du Président du Conseil général. A ce jour, il ne l’a pas fait. Au moment où l’Education Nationale va mettre en place les mouvements d’enseignants pour la rentrée 2011, il est grand temps que le Maire agisse publiquement et avec force pour faire respecter par l’Etat les propositions constructives des médiateurs qui résultent d’un compromis et sont réalistes en permettant la déconstruction d’une aile du lycée actuel et sa reconstruction sur site. Les Mounier en lutte attendent cette action forte de cette majorité.

GF38 : les rêves s’envolent après quels coûts pour la collectivité ?

Notre groupe posera lundi une question orale au Maire sur la situation de la SASP GF38 au bord du dépôt de bilan et sur les coûts de cette politique pour la Ville de Grenoble. Aujourd’hui, la construction par la Communauté d’Agglomération du Grand Stade des Alpes de 20 000 places « extensible à 28 000 » et par la Ville de Grenoble d’un parking souterrain de 440 places vide à 90 % et qui a coûté 13 millions d’euros à notre ville, n’ont pas permis la réussite d’un club de football professionnel à Grenoble.
Notre groupe avait dans le précédent mandat obtenu suivant la réglementation, la mise en place d’une mission d’information et d’évaluation de la SEM GF38. Le travail de cette mission avait permis d’accompagner notre retrait de la gestion du club professionnel et sa transformation en SASP, comme cela aurait dû être fait depuis longtemps suivant les prescriptions de la loi Buffet du 28 décembre 1999. La Ville de Grenoble aurait dû alors prendre ses distances avec la gestion du football professionnel à Grenoble suivant en cela aussi l’excellent rapport du 10 décembre 2009 de la Cour des Comptes présidée par feu Philippe Séguin intitulé « Les collectivités territoriales et les clubs sportifs professionnels ». Le Maire, au lieu de cela a délégué dans ce mandat un adjoint aux « Relations avec les Clubs Sportifs Professionnels » montrant les liens qu’il souhaitait entretenir avec les SASP. Ce dernier s’est personnellement investi dans la recherche d’un repreneur pour la SASP GF38 comme nous l’avons vu au dernier conseil dans le cadre des frais de mission des élus.
Aujourd’hui, le repreneur potentiel que la Ville de Grenoble est allé chercher à Bruxelles vient de renoncer à son projet de rachat du club. Ce dernier est au bord du dépôt de bilan et une rétrogradation administrative par la DNCG est annoncée aujourd’hui.
Nous craignons que les financements de ces infrastructures ne viennent diminuer les financements tellement nécessaires des clubs de quartier.
C’est pourquoi, nous souhaitons connaître le coût exact, pour notre collectivité de cette politique.
Nous demandons donc de préciser sur les trois derniers exercices (de 2008 à 2010) quelles sont les sommes dépensées en subventions et prestations diverses, les frais financiers attachés aux emprunts faits pour le parking sous le stade ainsi que les amortissements pour ce parking.




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