Nos réponses au CLUQ

Le Comité de liaison des unions de quartiers de Grenoble - CLUQ interroge les candidats aux municipales, voici nos réponses à leurs questions.

 1. Face à l’existence des Conseils Consultatifs de Secteur, quelle place pour les Unions de Quartiers ?

La définition du rôle exact des CCS n’a pas été clairement faite lors de leur création et une certaine concurrence malsaine a pu se faire jour avec les UQ. Le CCS est une assemblée extramunicipale mise en place par le conseil municipal et dont la première fonction est de donner un avis sur saisine du maire et en deuxième lieu, il peut s’autosaisir de dossier ou de sujets qui intéresse le secteur. Le bilan de leur fonctionnement est très inégal.

Nous proposons de remettre à plat l’approche de la démocratie locale, des relations aux habitants et leurs association, et les modalités pour favoriser la participation des citoyens à la préparation des décisions publiques.

Il faut réaffirmer clairement le caractère associatif et autonome des UQ et faire en sorte que la mairie leur permette de vivre, et d’accroître leur représentativité et ainsi que la qualité de leur fonctionnement. Le quartier est la dimension privilégiée pour mettre en œuvre les politiques de proximité, et pour recueillir les remarques et les demandes des habitants.

Le secteur a maintenant une existence affirmée au niveau de l’organisation municipale : antennes, élu de secteur, services déconcentrés. Il est peut être une bonne dimension pour mettre en place des expériences de budget réellement participatif (en fonctionnement et investissement) et donc de lieu de débat sur les choix budgétaires de la ville. Il faudrait mettre en place des assemblées de secteur pour cela. La composition de ces assemblées serait à définir : une partie provenant des unions de quartiers et des associations et une autre directement des habitants.

Comment doivent se prendre les décisions municipales, là est toute la question : ou bien il s’agit de trouver des structures alibis pour faire croire à la démocratie participative ou bien il faut définir comment le processus de la décision publique doit se dérouler et adapter les structures à ce processus. Par exemple : consulter chaque assemblée de secteur sur un grand projet qui concerne la Ville (ou l’agglomération) dans son ensemble, concerter et travailler avec l’assemblée de secteur et les unions de quartier pour les projets qui concernent leur territoire…

Pour nous, il faut aller dans le sens de la co-construction de la décision publique, ce qui veut dire de mettre sur un certain pied d’égalité l’institution et les habitants. Nous proposons de mettre en place des ateliers citoyens pour que les habitants puissent donner leurs idées et leurs propositions, avant même que la ville ait étudié la question, cela pour pouvoir formuler divers scénarios qui seraient alors étudiés à égalité. Ceci suppose des moyens d’expertise mis à la disposition de ces ateliers. Ces ateliers pourraient, selon la nature du projet, être portés par l’assemblée de secteur ou par une union de quartier directement, avec l’appui des services de la Ville et l’aide d’experts indépendants.

Ensuite il faut inventer les meilleures formes que peuvent prendre les assemblées d’habitants qui pourraient donner leur point de vue sur les scénarios avant la décision municipale.

Il faut absolument conserver les possibilités d’auto-organisation des habitants, les UQ en sont un exemple (pas forcément le seul), à elles de montrer qu’elles doivent être des interlocuteurs exigeants et pertinents.

 2. La communauté d’agglomération

- Indiquer sur la liste les personnes susceptibles d’être conseillers communautaires

Oui nous indiquerons sur la liste les noms des personnes susceptibles d’être des élus communautaires. Le choix définitif des personnes dépendra du résultat des élections et du nombre de conseillers communautaires que nous pourrons avoir.

- Prise de compétences supplémentaires à la Métro.

En principe nous sommes favorable au renforcement de l’intercommunalité. Mais le fait que cette institution ne soit pas démocratiquement élue au suffrage direct entraîne des comportements que nous critiquons fortement : arrangements entre maires, politique de guichet… L’absence de rigueur dans la gestion financière de la Métro, son surrendettement risque de conduire à des dérives dangereuses (création d’un nouvel impôt, la fiscalité mixte, auquel lequel nous sommes fermement opposés). Il faudrait que la Métro démontre qu’elle est capable de se transformer en une assemblée réellement intercommunale ouverte au dialogue avec les habitants avant de lui confier d’autres compétences. Les compétences qu’elle devrait prendre : logement, eau, urbanisme...

- Sommes nous satisfaits du rôle joué par le Conseil de développement ?

Globalement non. Il a fait indéniablement un travail de réflexion intéressant sur un certain nombre de sujets, mais il n’a pas été en prise sur des dossiers de grande importance et qui ont fait ou font polémique. Par exemple le stade d’agglomération où il aurait pu réfléchir sur la destination d’un tel stade uniquement tournée vers les spectacles commerciaux (sportifs ou culturels) et pas ouvert à d’autres activités d’intérêt général. Pas non plus de réflexion sur le PDU, la TEOM…

Il faut revoir sa composition qui n’est absolument pas représentative de la richesse associative et socio professionnelle de l’agglomération.

 3. Les initiatives pour améliorer la qualité de la vie urbaine.

En plus des points que vous évoquez, la qualité de vie exige aussi que tous les habitants puissent se loger décemment, avoir un emploi, se soigner, se former, se cultiver… pour nous la solidarité est indissociable de l’écologie et de la démocratie. L’action publique doit aller en priorité à la qualité de vie dans son ensemble. Cela exige de faire des choix clairs pour mettre en priorité l’argent public vers les politiques de proximité (développement de la présence publique dans les quartiers, grand programme de petits travaux) et refuser les dérives mégalomaniaques axées sur les réalisations de prestige inefficaces et gaspilleuses d’argent public comme la Rocade-Nord et le projet GIANT, engagé sur des modes de consultation très opaques. Nous ne sommes pas pour des JO qui endetteraient la ville au-delà de sa dette actuelle (au rythme actuel et dans le meilleur des cas, l’endettement en 2018 sera à peu près identique à celui de 2008, c’est-à-dire toujours très lourd). Il est facile de lancer en l’air de grands projets, plus difficile d’en annoncer le prix, et surtout les choix qui en résultent en terme d’impôts ou de coupes dans les budgets importants pour le quotidien de la Ville.

Le renforcement du personnel communal affecté à des tâches de terrain, implique un changement de priorité dans les embauches et dans le budget de fonctionnement. Nous ne sommes pas pour augmenter les impôts, et il faudra faire des économies sur d’autres postes budgétaires (nous avons des idées sur ce point).

Nous sommes pour l’application de la réglementation contre les nuisances, notamment nocturnes, et pour la mise en œuvre de charte concertée sur ces questions.

Il faudra aussi une pression importante de la mairie vis-à-vis du préfet pour que l’Etat assume pleinement ses responsabilités en matière de sécurité et de bruit, pour le respect du droit à la tranquillité.

Un suivi des actions municipales et préfectorales devra être mis en place avec la participation active des habitants. Ces questions pourront être abordés avec les assemblées de secteur, les unions de quartiers, les associations ou unions de commerçants, les associations de supporters…

Il en va de même pour régler également les questions de stationnement et de circulation pour rendre notre Ville encore plus agréable à vivre.

Plus de détails sur ces questions dans notre programme.

La synthèse de la réunion du 13/2/8 organisée par le CLUQ est sur leur site, Maryvonne Boileau y était.


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