Conseil Municipal du 22 février 2010

Regard critique d’une élue écologiste

par Maryvonne Boileau

Ce conseil municipal devait être de courte durée : 45 délibérations et un rendu acte.
Mais voilà que le vrai faux mail d’un adjoint de la majorité s’invite au débat. La droite, parangon de vertu, indique au Maire par une question ouverte qu’il doit « agir » et demander le retrait de la délégation à l’adjoint à l’urbanisme pour éviter tout risque d’utilisation des mêmes méthodes dans le cadre de ses fonctions.

Le Maire répond qu’il désapprouve la méthode et qu’il s’en est expliqué avec l’intéressé, mais néanmoins, c’est une affaire qui concerne un parti politique et qu’en plus « jamais il ne pourra tolérer que l’on s’en prenne aux personnes », et de surcroît « c’est un bon adjoint », par conséquent ces remarques sont nulles et non avenues.
Moyennant quoi, les élu-es de droite ont quitté la salle du conseil durant la présentation d’une délibération par P de Longevialle !!
Sur ce point, notre groupe a regretté les manquements à la déontologie élémentaire de tout élu-e, ce qui a fait sortir le rédacteur du vrai-faux mail de ses gonds en disant « qu’il n’avait de leçon à recevoir de personne, puisqu’il avait abandonné son cabinet de conseil en immobilier dès son élection pour éviter le mélange des genres », soit donc en mars 2008 ! A voir !

Puis les Ecologistes présentent une question orale sur les difficultés traversées par les MJC suite au nouveau conventionnement et les risques de licenciements dans ces structures indispensables dans tous les quartiers de la ville.

La première délibération sur les CUCS, présentée par M. Motte, qui se dit plutôt satisfait du résultat des diverses négociations avec les partenaires, mais indique le désengagement de l’Etat et les risques encourus pour la survie des associations.
Ces outils de la politique de la ville sont nécessaires à l’accompagnement humain sur les quartiers en renouvellement urbain. Mais c’est là où le bât blesse, les CUCS de 2010 ont totalement ignoré les autres quartiers de la ville : Notre Dame-Très cloîtres-Chenoise, Berriat, etc., alors qu’il est évident qu’il y a urgence à traiter aussi les difficultés croissantes de ces quartiers. Et pour couronner le tout, ce sont aussi les MJC de ces quartiers qui voient leurs moyens d’actions diminuer. Ce n’est pas en laissant des incendies s’allumer dans tous les quartiers qu’on règlera ceux des quartiers en renouvellement urbain. Les difficultés de la place Edmond Arnaud ne sont pas essentiellement dues à ses habitants, c’est un haut lieu de passages parfois prolongés.

Les constructions de logement social programmées entre 2001 et 2008 sont actuellement livrées, et les programmations des années à venir sont également présentées avec une volonté de maintien du rythme de l’offre, ce qui fait grincer les dents de la droite, notamment sur le logement social. Que la vie serait belle pour certains s’il n’y avait que des immeubles comme ceux qui bordent Victor Hugo et Grenette. Quoiqu’il faut toujours se méfier, car la journée des Tuiles a commencé en plein centre de Grenoble !

L’aménagement de l’Esplanade nous apparaît une fois encore précipité : toujours au pas de charge. Le président de la Sémitag nous explique doctement que la fréquentation de la ligne E du tram, nécessite un apport de populations. Peu importe si les habitants alentour, ont à peine le temps de s’approprier ce nouveau quartier, que St Martin le Vinoux n’ait pas encore eu son mot à dire et qu’on ne sache toujours pas où installer la foire des Rameaux, ce n’est pas grave : l’adjoint à l’immobilier avait précisé en début de mandat que Grenoble n’avait pas eu de véritable modification de son urbanisme depuis 50 ans et qu’on allait voir le changement durant les prochaines années. En effet, là au moins ce n’est pas du « vrai-faux aménagement, » c’est du « hard ! »
La ville à taille humaine que nous revendiquons, avec le temps du débat public pour l’aménager est totalement contraire aux besoins de ces « bâtisseurs ». Ce sont à peu près les mêmes méthodes que celles utilisées pour la construction du quartier Europole !

Un mot sur les démolitions des parkings de la Villeneuve qui interrogent les habitants qui disent n’avoir pas été beaucoup consultés. Qu’en est il de la charte de la démocratie locale qui visiblement été plus facile à écrire qu’à décliner en réalités concrètes.

Enfin, nous arrivons à l’aboutissement d’un recours vieux de plus de 15 ans sur l’éclairage public payé par les abonnés de GEG au lieu d’une prise en charge par les impôts. Cette majorité voulait démontrer que nos « recours » entraînaient des risques financiers démesurés, par une installation de dispositifs spécifiques. Mais hélas cette manœuvre a fait « pschitt », car la loi est très claire sur ces questions de séparation de réseaux entre les villes et les fournisseurs d’électricité, ce qui a permis au 1er adjoint d’apparaître comme l’homme le plus responsable de l’histoire, qui a eu l’intelligence de proposer une commission de travail pour définir collectivement ce qui serait le plus adapté à notre situation sans pénaliser les grenoblois.

Par contre, le groupe GO a fait une tirade sur leur lassitude de ces recours incessants « comme pour le stade » !
Nous en déduisons que pour le groupe GO, la loi s’arrête aux portes des institutions où ils sont élu-es ! Ce discours a été tenu durant les périodes de 1983 à 1995, et Alain Carignon ne cessait de répéter combien ces recours étaient coûteux aux contribuables.

Les lois de lutte contre la corruption ont été promulguées grâce à la vigilance citoyenne de quelques uns. N’est-ce pas le seul moyen qui reste pour éviter des dérives qui n’ont malheureusement pas complètement cessé dans toutes nos institutions de la République.

Tout cela étant dit, la séance s’est terminée à 22 h 45. Le Conseil municipal doit rester un lieu de débat démocratique et nous y participons assidûment !




Groupe Écologie & Solidarité
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