Conseil Municipal du 14 mai 2012

Regard critique d’une élue écologiste

par Maryvonne Boileau

Ce conseil démarrait par l’absence attendue du Maire et celle non prévue des 9 éluEs des oppositions de droite. En fait 8 éluEs, car le 9e, tête de liste UMP en 2008, M. de Sans Nicolas, ne vient plus en conseil municipal depuis bien longtemps. Cette politique de la chaise vide n’est pas celles d’éluEs responsables qui ont reçu mandat des électeurs et se doivent de l’assumer. Mais pour faire les manchettes des journaux, cela est plus facile qu’un travail d’éluEs sérieux. Pour le maire, il y a bien longtemps qu’il quitte le conseil avant la fin et n’assume plus sa fonction de maire, ses espoirs (déçus..) étant ailleurs. Certains dans sa majorité font mine de s’en inquiéter, mais ils ont accepté ces cumuls renforcés depuis 2008 par de nombreux adjointEs parlementaires ou conseillers généraux, ce qui n’était pas le cas avant.

C’est dans cette atmosphère que le conseil municipal s’est ouvert avec une seule opposition, heureusement que les écologistes sont présents, pour sauvegarder l’apparence des principes élémentaires de la démocratie !

Le plan de lutte contre les discriminations présenté en 2012 pour un mandat qui se termine dans 2 ans, nous a semblé une délibération de circonstance en ces périodes électorales. Ces questions essentielles n’ont pas besoin d’affichage comme l’obtention d’un nouveau « label diversité » pour Grenoble, mais d’un travail de fond qui à Grenoble s’est interrompu 2 ans entre 2008 et 2010 et ne fait que reprendre aujourd’hui. Il y a des progrès à réaliser pour lutter contre toutes les formes de discriminations, notamment pour le personnel municipal où l’égalité femmes/hommes n’est pas atteinte, ou bien encore la difficulté pour la mise en œuvre de la célébration du PACS en mairie. C’est là que nous avons vu la conseillère municipale déléguée chargée de la lutte contre les discriminations véritablement montrer sa pugnacité à défendre son travail, et comme G Kuntz lui a dit, « vous avez prononcé un beau contre discours de Grenoble  » ! Nous serons vigilants sur la mise en œuvre des propositions faites, notamment à propos de la gestion du personnel municipal. En attendant notre abstention a porté sur la course au label, dont les victimes de discriminations n’attendent rien..

Une délibération a été ensuite votée pour apporter une aide à l’ODTI ; cette association a besoin d’aides financières pour assurer ses missions de lutte contre les discriminations mais aussi d’hébergement de personnes en grande précarité et de migrants vieillissants. L’Etat Sarkozy a diminué ses aides à l’ODTI. Nous savons que la ville ne peut pas remplacer tous les autres financeurs ; cependant de là à dire que les finances allouées pour assurer la sécurité n’ont pas été utilisées à cette fin aurait nécessité de la part de l’adjointe chargée des personnes âgées d’aller d’abord se renseigner. Dommage pour elle, c’est faux ! Les moyens alloués par la ville ont bien servi à installer une sécurisation supplémentaire à la résidence de l’ODTI.
Concernant l’étude des commerces de l’Arlequin, notre demande d’y associer l’avenir de la galerie de l’Arlequin qui risque de devenir un désert rempli de courants d’air et propice au développements des trafics n’a pas été acceptée. Le transfert des commerces est décidé par la majorité contre l’avis des habitants qui n’ont pas été consultés : l’essentiel est d’aider l’activité économique, pas de maintenir des commerces de proximité en aidant au besoin ceux qui sont les plus utiles aux habitants. 

Une fois encore Grenoble finance en dehors de ses compétences la recherche publique et privée en accordant 120 000 € (plus que la Métro et la Région) a un programme de recherche technologique aidant au maintien à domicile des personnes âgées. Encore une vitrine qui ne servira pas au public, mais aux chercheurs et aux entreprises... Après INNOVADOM, ENPATIC, voici venu TASDA... Pendant ce temps les moyens en personnel manquent et les aides à domicile sortent d’une grève dure...
Encore un couac dans la majorité quand l’adjointe aux travaux s’est plainte d’avoir été écartée d’une rénovation à la Bastille… Le groupe communiste commencerait-il à ne plus supporter d’avaler des couleuvres et va t-il donc s’opposer réellement à Grenoble à des décisions totalement contraires à ses principes affichés publiquement ? En plus, ce groupe s’oppose aussi au versement d’aides à une crèche associative en raison de l’orientation de délégation de service public au privé à Grenoble. Il n’est en effet pas souhaitable que le service public se désengage des équipements petite enfance, car il serait aussi dangereux de se reposer seulement sur le mouvement associatif pour porter les équipements. Nous savons maintenant que les « partenariats public-privé » ne sont jamais des économies des deniers publics, mais seulement un report à terme de charges plus lourdes. Cette opposition du PC est nouvelle, car durant le précédent mandat, l’adjointe à la petite enfance de l’époque était une fervente défenseure d’une crèche associative qui gère avec beaucoup de réussite et de satisfaction pour les usagers deux équipements à Grenoble. Il n’est jamais bon de brûler ce qu’on a adoré, sous peine de se retrouver mis en difficulté par les écrits et les déclarations qui restent gravés dans les archives de la précédente mandature à Grenoble. A ce sujet, nous refusons le dogmatisme : il peut y avoir quelques initiatives associatives. Elles sont à regarder avec attention, à la condition qu’elles respectent les principes essentiels de la qualification des personnels, la qualité du projet pédagogique et le respect des critères d’admission et des tarifs sociaux. Nous verrons si cette posture se maintiendra au-delà des échéances électorales, ce qui risque d’entraîner une difficulté supplémentaire à la majorité droite/gauche. Notre groupe demeure le plus stable de cette assemblée entre la droite qui est divisée et subdivisée et la majorité dont le groupe Modem s’est lui aussi décomposé, a changé d’appellation tout en appartenant sans appartenir au mouvement national.

Nous avons ensuite été les seuls à nous opposer au versement de 75 000 € au groupe Amaury pour le Critérium du Dauphiné et au moins autant en frais divers de la commune pour une épreuve d’un jour souvent peu populaire. N’y a t’il pas mieux à faire des finances communales ? Sur ce point le groupe communiste a voté sans rechigner…

Pour finir, en posant des questions sur les marchés signés par le maire, nous avons appris l’état dans lequel se trouve le défunt « plan piscines » : plus assez de personnel pour surveiller les bassins avec un recours à des sociétés privées et toujours des problèmes de chlore dans l’air à la nouvelle piscine des Dauphins, ce qui nécessitera une fermeture en 2013 pendant un à 6 mois.. En attendant attention à vos yeux près des bassins...




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