Les éluEs Ecologie et Solidarité : G. Kuntz titulaire, G. Delbos-Corfield suppléante

Installation des éluEs écologistes à La Métro

par Gilles Kuntz, conseiller communautaire

Monsieur le Président, chers collègues, cherEs citoyennes et citoyens dans le public et parmi eux je tiens à saluer les éluEs de l’agglomération venus m’apporter leur soutien,

Voici donc plus de 18 mois que le nouveau conseil de Métro issu des élections municipales de mars 2008 siège sans représentant des électrices et des électeurs ayant accordé leurs suffrages aux listes des écologistes et alternatifs dans l’agglomération. À Grenoble, c’est plus 22,5 % des voix qui n’ont pas été représentés dans cette enceinte. Pourtant, chacun d’entre vous se dit démocrate et respectueux du suffrage universel. Dans ce cas, pourquoi ne pas accorder dans vos communes une représentation proportionnelle, non pas aux suffrages obtenus par chaque liste en présence - ce serait trop demander - , mais comme cela est de droit pour les communautés urbaines une présence en proportion du nombre d’élus de chaque groupe de vos conseils municipaux ? Nous serions dans ce cas deux éluEs de notre groupe dans cette assemblée, ce qui permettrait d’abord une parité homme-femme bien absente ici et ensuite un travail collectif et la création d’un groupe d’élus à part entière.
Pour pallier ce manque de représentativité et lutter contre l’éloignement des citoyens de structures intercommunales, dont pourtant les pouvoirs sont de plus en plus importants, seule l’élection directe des conseillers communautaires au suffrage universel pourra y remédier. Notre assemblée compte quatre parlementaires : agissent-ils dans ce sens dans le cadre des débats au Parlement sur la réforme des collectivités ? Il ne nous a pas semblé que cette mesure indispensable soit suffisamment portée par nos députés.
Pendant ces 18 mois et en notre absence, votre assemblée a pris de nombreuses décisions ayant des conséquences directes pour nos concitoyens. En cette période de l’année où les feuilles d’imposition arrivent dans nos boîtes à lettres, j’en citerai trois relevant de la fiscalité :
- création d’une nouvelle fiscalité mixte perçue par La Métro,
- hausse considérable de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères à Grenoble dès 2009 (+30 %),
- tentative de revenir sur les décisions de transferts de charge des communes à la Métro pour cette même TEOM, vote qui a été le vraie raison de notre exclusion de ce conseil dans l’espoir d’obtenir l’unanimité requise.
Ce dernier vote qui entraînerait une hausse de 10% de la TEOM à Grenoble s’ajoutant à celle déjà prévue pour 2010 a fait l’objet d’un recours gracieux du Préfet auprès du Président de La Métro. Que compte répondre le Président au contrôle de légalité de l’État ? Nous sommes en droit de le savoir.

En prenant place dans ce conseil d’agglomération, notre objectif est de défendre avant tout l’intérêt communautaire, l’intérêt de tous nos habitants, comme celui des générations futures. « Penser global, agir local » est toujours la meilleure façon de résumer une politique responsable. Aujourd’hui, nous devons faire face à deux défis :
- un défi climatique : le réchauffement de la planète met en danger les moyens d’existence et les vies de milliards d’êtres humains, et menace d’extinction des millions d’espèces. D’ores et déjà, des populations entières sont affectées, en particulier les femmes, les peuples du Sud vivant souvent de la terre, et de façon générale, les plus défavorisés. Notre agglomération se doit d’être exemplaire en matière de réduction des gaz à effet de serre. Nous apporterions ainsi notre pierre à l’effort mondial, mais aussi nous agirions localement pour la santé de nos concitoyens. Au lieu de cela, la Métro s’engage sur le dernier projet autoroutier urbain de France, projet qui va clairement à l’encontre des objectifs européens en matière de baisse forte des gaz à effet de serre.
- un défi social : la crise financière, qui à coups d’énormes subventions publiques tend à se résorber, s’est transformée aujourd’hui en crise sociale. Les fermetures d’entreprise se succèdent dans l’agglomération accentuées par l’effet d’aubaine du patronat qui en profite pour délocaliser. Nous devons agir pour :

  • Démocratiser l’économie, qui doit être réorientée vers la satisfaction des besoins sociaux et le respect des contraintes écologiques, et non pour le profit à tout prix, par les diktats de la société de consommation et du productivisme ; cela implique le soutien aux circuits courts, à l’économie sociale et solidaire, au secteur coopératif ;
  • Réorienter les investissements (notamment de recherche) vers les énergies renouvelables, la cogénération, l’efficacité énergétique et les projets écologiquement soutenables ; valoriser la sobriété énergétique ;
  • Relocaliser les activités économiques, rapprocher les lieux de vie et de travail, maîtriser l’urbanisation, développer les transports collectifs et les modes doux ;
  • Aider à isoler massivement les bâtiments et promouvoir la construction écologique ;
  • Construire et réhabiliter le logement social dans toutes les communes et tous les quartiers pour faire face aux besoins rappelés par la « caravane des mal-logés et des sans-logis » de passage aujourd’hui dans notre agglomération.

Voilà en quelques phrases, un ambitieux programme qui, je l’espère, est partagé par toute et tous pour notre agglomération.

Je vous remercie.




Groupe Écologie & Solidarité
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