Conseil Municipal du 8 juillet 2013

Délibération n°39-A 029 URBANISME STADE LESDIGUIERES - Signature d’un bail emphytéotique administratif entre la ville de Grenoble et la SASP FC Grenoble Rugby

par Olivier Bertrand

Cette délibération arrive après une première délibération de la fin de l’année dernière qui engageait la promesse d’u bail emphytéotique.
A l’époque, déjà, nous avions tiré la sonnette d’alarme sur ce projet et ce qu’il cachait.
Depuis, vous avez présenté en commission l’opération dans son ensemble. Opération qui a été exposée en partie à la réunion publique de la semaine dernière.
Ce qu’on constate dans un premier temps, c’est que ce qui est présenté dans cette délibération n’est qu’une toute petite partie du projet global que vous avez sur ce secteur, le stade Lesdiguières et les anciens terrain de tennis attenants en particulier.
Et ça pose un problème, parce que quand l’adjoint à l’urbanisme avance que l’intégralité du coût sera pris en charge par le FCG, à hauteur de 6 à 8 M€, il ne dit qu’une partie de la vérité. Ce sera effectivement sans doute le cas pour une première partie des travaux, mais vous savez très bien, et vous l’avez déjà dit que par la suite, le reste de l’opération qui vise à agrandir plus globalement le stade, a vocation à être financée par une espèce de tour de passe passe, mais au final par l’argent public via la création d’une Société Publique Locale qui prendrait le pas du FCG dans le financement des travaux.
Et c’est tout le problème que nous avons sur ce dossier. Nous sommes bien sûr attentifs à l’évolution du rugby à Grenoble et de ses besoins. Le rugby a une histoire, il doit pouvoir jouer dans de bonnes conditions. Mais nous l’avons déjà dit, nous pensons qu’il n’est plus possible dans les circonstances actuelles de continuer à rêver de grands équipements comme deux grands stades dans notre ville comme l’a dit le Maire de Grenoble en septembre 2011 quand on connaît la situation de crise et ce que vivent nos concitoyens.

Dans une période comme celle que nous vivons, il faut aller vers une utilisation la plus rationnelle possible de l’argent public. D’autant plus qu’il y a une solution pour le FCG. Evidemment que le FCG n’est pas demandeur pour jouer au stade des Alpes, puisqu’avant même de commencer à discuter avec ce club, le Maire a annoncé que le stade pouvait et que le stade allait être agrandi. Dans ces conditions, le FCG considère qu’il peut continuer à jouer au stade Lesdiguière qui lui offre des prestations, puisqu’à coté il y a le centre de formation et le terrain d’entraînement. Et qu’avec une aide publique, le FCG ne souhaite pas passer au stade des Alpes.
Mais on a une véritable problématique sur ce stade, et vous le savez bien. La problématique est que ce stade est vide, qu’une équipe y évolue mais en CFA, qu’il y a peu de chances que dans les années à venir elle continue à monter rapidement pour permettre d’accueillir beaucoup plus de spectateurs qu’aujourd’hui, et qu’en parallèle de cette problématique sportive, il y a aussi celle de la surface allouée à l’accueil de salons et d’évènementiel. Il y a donc un lien avec Alpexpo, et les besoins que la Ville a eu de renflouer cette SEM, qui est en concurrence directe sur une partie de ses activités avec le Stade des Alpes.

Ce que nous disons, c’est que dans la période que nous vivons, il faut absolument revoir les projets. Il faut aller vers de la rationalité, il faut arrêter de dépenser de l’argent comme si on était encore au début des années 2000. Il faut regarder les projets à l’aune de ce que vivent réellement les gens. Nous sommes dans une véritable crise qui touche avant tout, en ce qui nous concerne, les finances publiques. Nous demandons donc encore une fois de revoir ce projet. il n’est pas trop tard pour, par exemple, effectuer un « switch » et demander au FCG, avec des moyens et un accompagnement de la collectivité, avec une utilisation du Palais des Sports, d’utiliser le Stade des Alpes. Il y a énormément à reprendre sur ce dossier. On rappelle quelques chiffres : le Stade des Alpes a couté 91 M€ aux habitants de l’agglomération. Dans le cadre de la DSP, il coûte 1,1 M€ par an plus les frais annexes qu’on évalue à environ 1,8 M€ s’il n’y a pas d’équipe résidente. En cas d’équipe résidente professionnelle, la DSP ne coûte pratiquement plus rien à la collectivité. Il y a donc un enjeu fondamental au regard des finances publiques à trouver une activité sur le Stade des Alpes.

Nous espérons encore une fois qu’un peu de bon sens sera retrouvé dans ce dossier, et que la fuite en avant vers des projets pharaoniques qui ne correspondent plus à l’état des finances locales s’arrêtera.

Vote du groupe sur cette délibération :

  • CONTRE



Groupe Écologie & Solidarité
EluEs Verts, ADES, Alternatifs de la Ville de Grenoble

Hôtel de Ville - 11 Bd Jean Pain - B.P. 1066 - 38021 Grenoble Cedex 1
contact@grenoble-ecologie-solidarite.fr - Tél : 04 76 76 38 75 - Fax : 04 76 76 34 05
Creative Commons License
Sauf mention contraire, les contenus de ce site sont mis à disposition sous un contrat Creative Commons
Site réalisé avec SPIP 2.1.12, AHUNTSIC et hébergé chez OVH.
Flux RSS : RSS fr

RSSLe Conseil Municipal RSSConseils précédents RSSConseils 2013 RSSConseil du 8/7/13