Conseil Municipal du 13 mai 2013

Billet d’humeur

par le groupe Ecologie et Solidarité

Un conseil municipal à l’ordre du jour un peu bousculé, pour cause de retenue de l’adjoint aux finances à Lyon pour le premier « bilan » des ZSP, avec les ministres de l’intérieur et de la justice. C’est cette raison qui prétend justifier le report de l’examen du compte administratif en toute fin de conseil, dommage pour la transparence.

L’adjoint au tourisme rend un hommage à Michel Lambert, ex-directeur de la régie du téléphérique et de l’office du tourisme, récemment décédé de maladie.

La 1re délibération porte sur la signature d’une convention entre la CAF et la ville de Grenoble pour le relogement sur le quartier de la Villeneuve. Ce projet continuera de recevoir nos critiques. Nous soulignons qu’il est tellement mal accueilli par les habitants que les réunions publiques d’informations tenues ne sont fréquentées que par les opposants au projet. A notre interrogation sur les modalités du choix de l’association de défense des locataires, l’adjointe au logement explique qu’elle est tout à fait favorable à faciliter des interventions des associations sur les différents quartiers. Une forme de « partage du territoire » ?

Une délibération acte le développement d’une crèche associative. La droite est tout à fait favorable au développement de crèches privées, donc le projet de cette nouvelle crèche recueille l’accord de toute la majorité

Arrive la délibération sur la prolongation de la convention avec l’association de gestion du Palais des Sports… Ce dernier est présenté comme un patrimoine culturel de Grenoble et de l’Isère, qui a été la seconde grande salle avant la construction de Bercy.
Le maire justifie cette délibération, mais pour notre part, nous dénonçons le tâtonnement constant depuis 2003. On avance, on recule, on revient sur des décisions… mais on n’arrive pas à se décider sur une solution sérieuse et pérenne, et finalement, rien ne bouge. Il serait sans doute pertinent d’assurer un meilleur maillage avec le stade des Alpes pour optimiser cet équipement et peut être faciliter l’accès de ces équipements à l’équipe de rugby qui utiliserait le Stade des Alpes pour jouer et permettre que le palais des sports puisse devenir le lieu pour les sponsors.
La droite s’étonne du calendrier : pourquoi renouveler aujourd’hui et pour un an une convention qui vient à terme dans 6 mois !
Eléonore Perrier, dans la majorité, a rappelé très justement qu’il était nécessaire de réfléchir à l’échelle de l’agglomération et sur l’ensemble des équipements publics destinés à ces lieux de spectacles.

A entendre sa réponse aux différents intervenants, le maire n’a pas dû écouter les idées avancées par Hakim Sabri ! Jamais ce dernier n’a suggéré qu’il fallait raser ce bâtiment, bien au contraire, nous souhaitons qu’il soit mieux utilisé par un partenariat amélioré entre les différentes structures. Il ne suffit pas de dire que c’est la faute à tout le monde, la métro, le CG, la région etc. La ville de Grenoble doit prendre ses responsabilités et regarder en premier lieu la possibilité que l’équipe de rugby puisse venir jouer les matches au Stade des Alpes et puissent utiliser pour toute l’animation de son club, le Palais des Sports.

L’adjoint à la coopération nous a fait voyager très loin pour un projet de jumelage avec la ville de Tsukuba au Japon. Pourquoi pas ? Cependant, nous souhaitons un bilan d’étape sur l’état de la situation de la coopération avec toutes les villes jumelées ou en coopération décentralisée avec Grenoble. Certaines sont en sommeil. Nous souhaiterions également que soient envisagées des coopérations avec les pays d’Amérique Latine, dont de nombreux grenoblois sont issus, après avoir fui les dictatures des années 1970.

Plusieurs comptes rendus financiers de ZAC étaient à l’ordre du jour. Nous avons voté contre l’approbation du compte rendu financier 2012 de la SPLA SAGES pour l’opération du quartier de Bonne. En effet, ce compte-rendu montre un résultat très positif, à plus de 3 Millions d’euros. Résultat qui aurait permis de supporter sans difficulté le financement de la construction d’un équipement public en lieu et place de l’hôtel 4 étoiles qui est édifié dans le périmètre de la ZAC.

Enfin, après l’examen de toutes les autres délibérations, et même du vœu, puis du repas, nous pouvons enfin aborder la présentation du Compte administratif 2012. Moment important de la démocratie locale, et pourtant, nous observons que 18 élu-es de la majorité sur les 44 sont absents pour la présentation de Jérôme Safar ! Même si deux rejoignent la salle par la suite, il y a quand même 16 absents pour écouter les débats.

En matière de positionnements politiques, Paul Bron considère que la saine gestion devrait être saluée collectivement.
Le groupe communiste fait semblant de ne pas comprendre ce que nous disons, que les dépenses de gestion ont été augmentées alors que le nombre d’ETP d’agents de la ville a diminué. Tout ça est subtil, et tout le monde ne fait pas dans le subtil. De plus, il faut bien commencer à se justifier pour évincer les écologistes et prouver que les communistes sont un groupe incontournable pour gagner les municipales à gauche à Grenoble. Nous allons y avoir droit jusqu’à la fin du mandat. La ficelle est grosse et c’est bien connu, plus c’est gros mieux ça passe. Mais, les faits sont têtus, ce sont les communistes qui ont géré la ville avec la droite, qui ont augmenté les impôts en 2009 et qui ont augmenté les indemnités des élu-es en même temps de 25 % !
Et la droite nous soumet sa description catastrophique normale et classique. Le propos est identique ou presque, à celui des années précédentes.

Dans sa réponse, l’adjoint aux finances a commencé à nous donner une lecture révisée de l’histoire de cette majorité. Nous avons en fait entendu les premiers éléments du discours qui va nous être servi pour la campagne électorale : nous sommes de bons gestionnaires, nous devions augmenter les impôts en raison d’un contexte de crise terrible, nous n’avions pas prévu que des recettes complémentaires nous seraient versées, etc. » Mais au fait : gouverner, ce n’est pas d’abord prévoir ?

Nous ne manquons pas de conclure en saluant l’effort fiscal des grenoblois à qui l’on doit en premier lieu le redressement des comptes, qui aurait pu être meilleur avec plus de rigueur dans des dépenses qui ne servent pas directement les usagers.




Groupe Écologie & Solidarité
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