Conseil Municipal du 15 avril 2013 Délibération n° 27-A 011 URBANISME - REHABILITATION

Politique de Développement Durable de la Ville de Grenoble. Opération Mur/Mur

par Gilles Kuntz

A l’occasion de cette délibération sur le programme Mur/Mur nous nous proposons d’aborder l’ensemble des politiques liées au thème de l’énergie et du climat. Aussi, notre intervention traitera des trois délibérations n°27, 31 et 33 concernant Mur/Mur, la charte EcoQuartier, et la subvention à l’ALEC.

L’énergie et le climat sont pour les écologistes des thèmes de première importance car ils touchent directement au quotidien des citoyens : localement les tarifs des services publics du chauffage urbain, de la distribution de l’électricité et du gaz ont une incidence directe sur la vie des Grenobloises et des Grenoblois. La création de l’écoquartier De Bonne, sous l’impulsion des écologistes, a contribué au « mieux vivre » des Grenoblois. A l’échelle globale, l’un des combats historiques des écologistes, qui consiste à faire du respect de notre environnement et de notre planète une priorité, est maintenant largement partagé. Le rôle de lanceur d’alerte des écologistes aura encore une fois été bénéfique à l’ensemble de la société.

Localement, si nous ne pouvons qu’encourager le développement du programme Mur/Mur et le soutien à l’ALEC, nous nous plaçons encore une fois comme lanceur d’alerte.

Si le programme Mur/Mur est une politique novatrice et particulièrement adaptée à la lutte contre le changement climatique, ce que nous saluons, il ne faut pas se tromper lorsqu’il s’agit de son évaluation. Aussi, affirmer comme vous le faites dans le corps de la délibération que « Forte du succès de cette opération auprès des copropriétés et principalement des copropriétés grenobloises qui représentent plus de 50 % des effectifs inscrits, Grenoble Alpes Métropole souhaite proroger la durée de l’opération, comme annoncé lors du Comité de Pilotage Métro du 19 décembre 2012 » relève de la tromperie.

Soyons précis, lors du comité de pilotage que vous citez, celui du 19 décembre dernier, la Ville de Grenoble ne représentait que 41% des logements engagés, et non 50% comme vous l’affichez. Si la Ville de Grenoble est la plus grosse contributrice au programme Mur/Mur en nombre de logements engagés, combien ont voté la réalisation des travaux ? Au 30 novembre dernier, la Ville de Grenoble n’avait atteint que 17% de son objectif de 1 800 logements, soit environ 300 logements. On est malheureusement encore loin de l’objectif initial que l’on peut estimer avoir été fixé au delà du réalisable.

A cet égard, nous jugeons les aménagements du dispositif que vous proposez positifs, puisqu’ils devraient favoriser le vote des travaux par les copropriétés, mais insuffisants parce que si les résultats sont décevants, c’est bien sûr en raison des difficultés financières des propriétaires dans cette période de crise, mais aussi parce l’Agence Locale de l’Energie et du Climat, qui a la charge opérationnelle du programme au moins durant le processus de décision des copropriétés, n’a pas les moyens nécessaires pour déployer correctement son travail. Seules deux personnes sont affectées à celui-ci qui est pourtant central dans le plan énergie-climat de la Métro. Deux personnes qui n’ont qu’une, voire deux, réunions pour convaincre les copropriétés du bienfait du programme. Si la Ville de Grenoble souhaite réellement la réussite de ce programme, il faudrait soutenir l’ALEC par des montants bien plus élevés que les 9 600 euros que nous nous apprêtons à verser comme subvention annuelle de fonctionnement

Ce soir, vous nous demandez également d’approuver l’adhésion de la Ville de Grenoble à la Charte des EcoQuartiers.

Rappelons-nous d’abord que c’est sous l’impulsion des écologistes que ces quartiers se sont développés, durant le précédent mandat. Il est en bien autrement depuis 2008 et des projets de cette municipalité sortis de terre, comme « le Clos des Fleurs » sur le quai Jean Macé et sa concentration de tours ou vos projets encore dans les cartons comme celui de l’Esplanade.

Enfin, en citant Grenoble Facteur 4 dans votre délibération, vous correspondez totalement à l’observation du rapport d’évaluation du plan climat de la Métro d’octobre dernier à savoir qu’il existe un problème de communication que les auteurs décrivent en ces termes : « la multiplication des actions contribue à « noyer » le message. Un travail d’harmonisation doit être réalisé, principalement avec la ville de Grenoble ».

De manière plus générale, la conclusion du même rapport reflète bien la position de notre groupe, à savoir que : « la démarche initiée par la ville de Grenoble (Grenoble Facteur 4) est très proche du plan climat local de la Métro. Ce doublon brouille les messages, particulièrement pour les citoyens. Par ailleurs, des économies de moyens entre professionnels pourraient être imaginées dans une logique de complémentarité des thèmes voire la mutualisation des moyens. Une collaboration plus forte est aujourd’hui nécessaire. La condition nécessaire à ce fonctionnement en synergie est l’institutionnalisation d’un lien politique entre les élus concernés à la Ville de Grenoble et à la Métro. »

Comme pour la politique d’urbanisme, il ne s’agit pas de faire plus mais de faire mieux.

Vote du groupe : POUR




Groupe Écologie & Solidarité
EluEs Verts, ADES, Alternatifs de la Ville de Grenoble

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