Conseil de la Métro du 12 mars 2013

Regard critique d’un élu écologiste

par Gilles Kuntz

La presse a relevé un conseil « soporifique », mais à qui la faute ? Quand on essaye d’élever le débat et par exemple de parler des enjeux du TGV Lyon-Turin le président nous ramène à la délibération d’adhésion à une association de lobbying pour 18 400 € annuels... Pareil si on cherche à comprendre les raisons du retard de l’opération pourtant exemplaire « Mur/mur » de réhabilitation thermique de logements. On n’y connait rien ! Circulez, il n’y a rien à dire....

Le désintérêt pour l’exercice de la démocratie est manifeste quand on assiste au jeu de chaises musicales qui voit la présidence de séance passer de l’un à l’autre au gré des départs et des retours d’envies pressantes. Certains en sont pris de court et ne savent plus où en est l’ordre du jour. En arriver à cette incapacité de faire vivre le débat après avoir fait près de 3 millions d’euros de travaux pour agrandir la salle du conseil est une vraie gabegie d’argent public.
Pourtant l’ordre du jour aurait permis d’échanger sur des sujets importants : intérêt d’une coopération des métropoles du Sillon Alpin oubliant les autres territoires et motivée plus par la rivalité avec le Grand Lyon qu’une réalité économique, lutte contre la pollution atmosphérique ou comment relancer la ZAPA après le retrait de l’Etat, développement des déchèteries et en particulier celle de Grenoble Nord toujours pas localisée malgré les promesses datant de deux ans d’en construire une avant la fermeture annoncée de Jacquard...
D’autres ont préféré des attitudes politiciennes comme la droite demandant plus de financement au SMTC alors que les mêmes demandent de partout plus de voiries et moins d’argent pour les modes doux et les transports en commun : un piège dans lequel je ne me suis pas engouffré...
Heureusement qu’il reste quelques élus prêts à débattre du fond et qui répondent avec sérieux à mes questions sur les finances et la gestion active de la dette ou la relance de la protection de l’atmosphère qui ne passera pas seulement par l’amélioration des cheminées et des chaudières au bois, mais bien aussi par celle des véhicules les plus polluants.

Pour finir, la parité a été une nouvelle fois en débat. La Métro met en avant son action sur l’égalité femmes-hommes, mais lorsqu’il s’agit de désigner des représentant-es au Sillon Alpin elle nous propose sept hommes ! Répondre comme l’a fait le Président qu’on ne peut plus changer la liste parce que d’autres ont voté cette convention relève soit de l’incompétence, soit du mensonge, car évidemment c’est bien le conseil de Métro qui est seul habilité à désigner ses représentant-es.

Commencer à balayer devant sa porte pourrait être un minimum quand on veut donner des leçons.




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