Conseil Municipal du 17 décembre 2012

Billet d’humeur

par le groupe des éluEs

Le maire commence la séance en disant vouloir s’éloigner des « microbes » portés par son adjoint.
Il nous annonce des lendemains qui déchanteront encore davantage, avec son cortège de chômeurs, de difficultés vécues par les citoyens. Mais en cette fin 2012, le maire de Grenoble se démarque nettement des positions prises par le président du conseil général et félicite les conseillers généraux qui ont osé afficher leur opposition à certaines lignes budgétaires qui pénalisent fortement la ville de Grenoble.
En cette fin d’année, M. Destot se fait visionnaire : le 21è siècle sera le siècle de l’urbanisation. Peut-être, probable même, mais si celle-ci sait rester à taille humaine.

M. Safar, indique que le taux d’imposition n’est plus supportable pour les citoyens, mais que la majorité avait eu raison de les augmenter en 2009 (de 9 %) : comprenne qui pourra ! Il préconise une baisse d’impôts, mais pour laquelle il est urgent d’attendre ! En effet, « on » ne sait pas ce qui va advenir des transferts de compétences et de recettes de l’acte 3 de la décentralisation.
Plusieurs tacles au gouvernement, notamment sur la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités territoriales : quelle audace ! Heureusement, la ministre était absente du conseil municipal ! Puis ce fut une petite critique à l’opposition qui avait eu la mauvaise idée de quitter le conseil municipal pour le débat d’orientation budgétaire.
Puis ce sont les interventions des groupes,
M. Voir pour le groupe communiste fait mine d’être fâché sur ce budget. Puis un grand discours sur ses regrets d’observer les baisses d’aides de l’Etat aux collectivités territoriales, avec une description précise des baisses des financements faites par le gouvernement « socialiste et écologiste ». Pour aboutir à « Nous voterons le budget » ! Tout ce discours de dénonciation plutôt juste, pour en arriver à l’allégeance au groupe socialiste. Tout çà pour çà ! Nous serons donc la seule opposition de gauche à Grenoble à ne pas voter un budget que l’on peut qualifier de « droite » !
Pour les autres, la droite a deux voix, le docteur Roux tient un discours de droite décomplexée, en stigmatisant encore une fois la Villeneuve. Quant à M. Chamussy, il tient lui aussi un discours que n’aurait pas désavoué son mentor Nicolas Sarkozy pour l’opposition entre les politiques publiques et notamment sociales et « la France qui se lève tôt ». M. Chamussy, les temps ont changé, les bénéficiaires des politiques sociales aimeraient se lever tôt pour aller travailler ! Et de reprendre les arguments développés par notre groupe depuis 2008, sur le coût du chauffage urbain, les questions d’urbanisme, le taux des impôts, etc… Des thèmes beaucoup travaillés et expliqués aux grenoblois par les écologistes, pas par la droite !

Mais une autre surprise est venue du MODEM, visiblement ils sont maintenant 3 groupes, puisqu’il y a eu 3 interventions pour ce groupe. 3 groupes pour 5 individus, trop forts ! Mieux que leurs ami-es de droite qui sont également 2 groupes et 1 intergroupe pour 9 élu-es. Quelqu’un suit ?

M. Safar répond à la droite sur les questions de sécurité. Il fait observer que ces questions vont peut être évoluer vers une amélioration par un plus grand partenariat entre les services d’Etat et ceux des collectivités territoriales.
Il se félicite de sa décision prise en 2008 d’installer des caméras. Certains pérorent sur les caméras, alors que « lui a osé les installer dans la ville ». Heureusement que la voix était cassée, sinon nous aurions pu écouter un ton haut et ferme. Mais le plus drôle, c’est une attaque en règle par le Maire et son 1er adjoint contre le Conseil Général. Enfin, ils s’y mettent. Çà fait 4 ans qu’on leur demande !

Deux amendements sur ce budget : celui de la droite pour une lutte contre le cumul des mandats, notamment en supprimant le cumul des indemnités de maire et de député. Nous n’avons pas participé à ce vote en renvoyant dos à dos la droite et le PS qui ne font rien sur cette question depuis des années. Il y avait quand même quelque chose de passablement comique à entendre M. Chamussy se faire le porte parole de l’association anti-corruption ANTICOR en rappelant l’interpellation de M. Destot par cette dernière…

Notre amendement portait sur la diminution des taux d’impôts, en faisant des propositions d’un nouvel équilibre budgétaire. Nous avons essuyé un nouveau refus, malgré les grands discours la main sur le cœur, « qu’il faut diminuer les impôts locaux, car ils sont devenus insupportables pour les grenoblois »
Nous notons aussi, que seule la majorité se donne le droit de projeter des documents. Nous avions demandé une possibilité de projeter le tableau de notre budget alternatif, cette demande s’est vue opposer un refus au motif que « ça ne s’était jamais fait » et que « ça avait déjà été demandé et refusé ». Quand exactement ? On ne sais pas… En tous cas, rien dans le Règlement Intérieur n’interdit d’illustrer une intervention par une projection., comme le fait la majorité sans se priver.
Nous votons donc contre ce budget qui ne vient pas corriger les errements depuis 2008.

Olivier Bertrand fait une intervention précise sur la délibération concernant le Stade Lesdiguières consacré grand stade de rugby au bénéfice du FCG 38, pour indiquer notre indignation que le Maire n’ait pas voulu nous transmettre les documents sur le projet en cours d’élaboration dans ce secteur et notre refus de voir les Grenoblois continuer à payer pour un Stade des Alpes vide.

Concernant l’AVAP qui remplace la ZPPAUP pour une protection du patrimoine, nous votons cette délibération de mise en conformité avec la loi, mais nous resterons vigilants notamment sur le projet de l’Esplanade, qui n’était pas conforme à l’ancienne ZPPAUP…

Nous exprimons notre inquiétude sur l’avenir des finances d’ACTIS qui se dégradent pour diverses raisons, dont ce prélèvement de l’Etat totalement injuste sur les résultats des organismes HLM. Il faut rappeler que ces prélèvements sont plus importants sur les offices publics que sur les établissements privés d’HLM. 

La destruction de 3 logements au 130 galerie de l’Arlequin pour élargir une rue nous interpelle sur le projet d’abord de faire passer des voitures dans les deux sens au ras d’immeubles et de leurs habitants qui n’ont rien demandé. Mais aussi, parce que pour détruire ces 3 logements il faut une majorité qualifiée de l’ensemble des copropriétaires en assemblée générale et à ce jour, cette majorité ne semble pas acquise.

Puis nous en arrivons à la fameuse MIE sur ALPEXPO. Un long exposé de M. Safar ne nous donne pas davantage d’informations que nous ne sachions déjà sur la nécessité absolue de sauver cet équipement ; ni sur les erreurs de gestion, les procédures illégales de passage de marchés sans concurrence, lorsqu’il s’agit d’un équipement public, dont la ville de Grenoble est le principal actionnaire. Mais pour le 1er adjoint, de son avis éclairé, rien de franchement irrégulier dans tout cela.
Hakim Sabri, puis M. Chamussy, exposent en détail tout ce qui, au contraire, leur permet à tout le moins de s’interroger. Et notre collègue de rappeler qu’il n’est de vrais magistrats que ceux des institutions juridiques, et qu’il revient à la Cour des Comptes de dire si oui ou non il s’est passé des irrégularités à Alpexpo justifiant la saisine du Procureur de la République : au Maire d’aller au bout de ses responsabilité en saisissant ces magistrats. A cette requête, réponse ironique de M. Safar : comment, mais comment aurions pu nous croire qu’il aurait pu en être autrement ?... Parce qu’il ne nous a rien été donné à croire qu’il en serait autrement, justement ! Nous prenons acte de l’intention du premier adjoint de communiquer le rapport de cette mission à la Cour des Comptes, mais resterons vigilants pour que la Ville fasse tout ce qu’elle est en mesure de faire pour que toute la lumière soit faite sur cette gabegie d’argent public.
Ce conseil a pris fin après minuit, ce qui était prévisible au vu de son ordre du jour pléthorique.




Groupe Écologie & Solidarité
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