Conseil Municipal du 19 novembre 2012

Billet d’humeur

par le groupe des éluEs

Le Conseil a commencé par la question orale de notre groupe à propos de la position de la ville quand au réaménagement de l’A480, après des positions assez contradictoires du maire en fonction des instances…
Pour ce dernier, sa position n’a pas bougé… En effet, la délibération présentée et votée par le Conseil Municipal il y a quelques mois ne préconisait pas de réduction de la vitesse dans le délibéré, mais seulement dans l’exposé des motifs !… On appréciera la clarté.

Le Maire a pris acte des nouvelles propositions d’une autre collectivité, et notamment de la proposition du CGI d’apporter une partie du financement. Un peu girouette, notre maire ?
Il pense que la vitesse de circulation doit être modulée en fonction des heures de la journée, et réduite lorsqu’il y a un trafic dense. Il est aussi pour un aménagement de la rocade sud, notamment la recouvrir, pour améliorer le sort des riverains. Nous ne sommes pas arrivés au bout de nos peines !

Puis le « gros morceau » de la soirée, le Débat d’Orientation Budgétaire, a été entamé.
Le Maire, dans son long discours d’introduction, s’est contredit sans s’en rendre compte : alors que les documents présentés se basent sur une prévision de croissance de 0.8% en 2013, il déclare pour sa part ne pas s’attendre à plus de 0.5% au regard de la situation et des différents avis. Cela aurait effectivement été faire acte de prudence et de réalisme que de baser les calculs sur cette estimation…
Il s’est aussi félicité de l’efficacité de ses réseaux parisiens. Une justification à son cumul et au non respect de sa parole ? En tant que président de l’association des maires des grandes villes de France, il nous a expliqué être intervenu pour éviter qu’une solidarité entre les grandes villes ne puisse se réaliser. « Il n’est pas juste que des villes qui ont augmenté leurs impôts, qui ont bien géré les finances publiques, ont eu des politiques d’économies substantielles, soient pénalisées au détriment des villes qui ont moins bien géré ». On ne peut que dire « bravo » : un maire qui se dit socialiste a permis que les villes telles que Nice, Neuilly, Paris ou Lyon, ne soient pas du tout sollicitées pour apporter une solidarité à des villes comme Sevran, Montreuil, et toutes les villes fortement impactées par la perte des emplois industriels !
Enfin, le premier édile a reconnu que la fiscalité locale était « injuste ». C’est vrai dans son mode de calcul. C’est encore plus vrai à Grenoble avec des taux insupportables. Mais il est plus facile de reporter la patate chaude sur la majorité de l’assemblée nationale que sur celle qu’il préside…

Pour sa part, M. Safar, l’adjoint aux finances, annonce que le soutien aux grands groupes privés va continuer, parce qu’il bénéficie aussi aux entreprises locales de plus petites tailles. Peut être, mais nous continuerons à poser la question, est-ce normal que les Grenoblois payent deux fois pour le soutien à l’activité économique, via la Métro et la Ville ? Et pourquoi s’encombrer d’intermédiaires si on veut soutenir l’économie locale ?

Pour le PC, le gouvernement trahit ses promesses électorales, en voilà d’une découverte ! Mais au fait qu’en est il des promesses de ne pas augmenter les impôts locaux en 2008, c’est aussi une promesse trahie, et pourtant votée par le groupe communiste ?!

Les débats seront interrompus par une magnifique batucada dans le hall. Cette manifestation des usagers du chauffage urbain a permis au maire d’observer qu’il y avait un problème de ce côté. Les usagers en ont assez de ne pas voir aboutir les négociations qui devraient permettre de rembourser les montant des notes de chauffage injustement perçues, mais surtout pour qu’il puisse y avoir enfin un chauffage urbain au juste prix et non pas au bénéfice d’une multinationale !
Cette manifestation donnera aussi le prétexte à M. Chamussy de faire des coups d’éclat : rappel au règlement, sorties théâtrales. La droite choisit de quitter la séance. Il faut dire qu’ils avaient peut être un autre débat à suivre pour savoir qui de JF Copé ou F Fillon allait devenir le président de l’UMP !

Après ce débat d’orientation, l’examen des délibérations pouvait commencer. La première d’entre elles lance l’évaluation de la charte de la démocratie locale. Nous avons beaucoup de doutes sur l’efficacité et même la réalité de la mise en œuvre de cette charte. Donc l’évaluation de presque rien ne devrait pas poser de gros problèmes, enfin on espère, ni nous apprendre grand-chose…

Une autre délibération propose une charte de partenariat avec les promoteurs pour réduire (trop peu…) le prix d’une (trop petite…) partie des logements neufs en accession à la propriété. C’est une avancée, mais il serait nécessaire d’inverser les pourcentages, à savoir 10 % dans le cadre d’un accord avec les promoteurs et 20 % pour l’accession sociale à la propriété. Il faut aussi noter qu’étant donné le montant des impôts locaux à Grenoble, cela augmente la difficulté pour les futurs accédants, qui auront un taux élevé de remboursement en fonction de leurs ressources, mais devront aussi s’acquitter de la taxe foncière et de la taxe d’habitation, entraînant des charges très lourdes, souvent difficiles à supporter pour des ménages aux revenus moyens. L’adjointe au logement indique que les seuls ménages capables d’accéder à ces dispositifs, devront avoir un revenu supérieur à 5000 €/mois, ce qui représente moins de 15 % des grenoblois. Et certainement pas ceux qui ont les plus de problèmes de logements…

La Métro se propose d’intégrer des communes du balcon de Chartreuse. Un vote unanime des présents est indispensable, cependant notre groupe fait observer que la représentation des petites communes est beaucoup plus importante que celle de Grenoble, au regard des différences de population. Nous demandons au maire de bien vouloir agir pour améliorer cette situation. D’ici 2014, il est possible de relancer des négociations pour une meilleure représentativité de la ville de Grenoble à la Métro. Au passage, nous pensons que la parité serait la bienvenue.

Enfin, la Ville prévoit un budget conséquent pour le renouvellement de son parc de logiciels informatiques, essentiellement de la bureautique propriétaire qui coûte très cher à la ville en licences. Nous continuons de demander l’installation de logiciels libres, d’autant plus que le maire avait signé une charte pour la promotion de ces derniers. Selon M. Laeron, les logiciels libres ne sont pas encore suffisamment performants… Il faudrait expliquer ça à toutes les entreprises, pourtant soumises à la pression concurrentielle, qui les utilisent !




Groupe Écologie & Solidarité
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