Conseil de la Métro du 16 décembre 2011

Regard critique d’un élu écologiste

par Gilles Kuntz

Le budget étant repoussé à mars, il ne semblait pas y avoir matière à de longs débats dans ce conseil, pourtant il a duré plus de six heures. Tambour battant, le Président a bouleversé l’ordre du jour qu’il ne respecte jamais (pourquoi alors parler d’ordre ?) en attaquant par le débat sur l’aménagement d’A480 qui a pris plus d’une heure. La réponse de la DREAL à la question que j’ai posée sur les études de trafic annoncées mais non présentées pour justifier cet aménagement ne m’a pas convaincue.

Pendant que le directeur adjoint à la tribune disait que celles-ci étaient postérieures à l’abandon de la rocade nord, son collaborateur démentait ces propos dans le public... Pourtant ceci est essentiel, car la rocade nord exigeait cet aménagement d’A480 par l’augmentation de trafic qu’elle induisait. Son abandon ne rend plus cet élargissement ni nécessaire, ni utile. De plus j’ai fait remarquer que les passages à 2x3 voies proposés au nord et au centre se réduisant à 2x2 voies avant le Rondeau allaient inévitablement provoquer des bouchons.. Tout le monde le constate dès qu’une chaussée se rétrécit, mais on se demande vraiment si le parti n’est pas pris d’élargir avant toute étude au lieu de réfléchir ensemble à des solutions durables...
Autre dossier d’ampleur, mais qui n’a pas suscité de débat en l’absence du maire de Pont-de Claix : le soutien à la soi-disante « chimie verte » proposée par un industriel suédois Perstorp qui s’allie avec un pétrolier thaïlandais. La Métro a voté, sans moi et une autre voix lucide, 6 millions d’euros en annonçant que cette nouvelle chimie allait réduire l’exposition des populations aux risques. Mais encore une fois aucune réponse à ma question sur l’augmentation annoncée de production d’isocyanates qui, sauf nouveau procédé chimique qu’on m’aurait caché, va immanquablement conduire à une augmentation de la production de phosgène sur le site. Or c’est ce gaz mortel qui a conduit l’État à agrandir le périmètre de sécurité en 2002 et la Ville de Grenoble avait d’ailleurs donné un avis défavorable à l’augmentation de cette production. Aujourd’hui les temps changent et on veut nous faire croire que ce gaz de combat n’est plus toxique.. Quant à ces sommes elles sont aussi prévues « pour ramener les coûts de production à un niveau proche de celui des principaux concurrents ». Quel industriel ne rêverait pas que les collectivités faussent ainsi la concurrence pour lui !

Pour finir, certains citoyens présents dans le public m’ont dit leur colère de voir comment le président et ses proches me traitent. Je les remercie du soutien qu’ils m’apportent, mais j’ai appris depuis le début de ma vie politique à ne plus faire de sentiment. Les sarcasmes dont je suis l’objet n’ont plus de prise sur moi, mais déshonorent ceux et celles qui les profèrent. Dont acte.




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