Conseil de la Métro du 27 mai 2011

Regard critique d’un élu écologiste

par Gilles Kuntz

Ce conseil qui intervient en plein débat sur la nouvelle carte de l’intercommunalité n’a donné lieu à aucun échange sur cette question pourtant fondamentale pour l’avenir. Visiblement, les décisions se prennent ailleurs loin des débats démocratiques ou qui se veulent comme tels devrait on dire... En effet suite à la conférence de presse de mon groupe qui a indiqué protester contre les attaques dont je suis régulièrement l’objet en séance de la part du président, j’ai écrit à ce dernier le 20 mai pour lui signaler les manquements au règlement intérieur dont il était coutumier depuis le début de sa présidence.

Ce dernier, qui ne m’a toujours pas répondu par écrit, s’est permis de faire une allusion publique à cette lettre entre élus en prétextant qu’il serait aussi illégal d’indiquer de ne pas prendre part au vote de délibérations dont je juge qu’elles relèvent de l’exécutif et non d’une décision de conseil. Je laisse le soin aux juristes d’apprécier l’illégalité d’une règle qui est appliquée partout.. sauf à Eybens où son maire règne en maître au dessus des lois.
Mais revenons au cœur des débats. Plusieurs délibérations « écologiques » en début d’ordre du jour, comme cela devient à la mode dans nos collectivités. La première concernait un partenariat public-privé avec le groupe Eiffage qui pour plus de 800 000 € doit nous proposer la ville de demain en accumulant au passage une masse de données fournies par les collectivités qui lui permettront plus tard d’être mieux placé dans les futurs appel d’offres. Quant on voit par ailleurs les tours que ce grand du BTP propose pour Marseille, on peut se demander quel est l’intérêt défendu par ces projets payés par les contribuables ? La délibération suivante concernait un projet déposé avec la Ville de Grenoble baptisé EcoCité mais limité à la Presqu’île et l’Esplanade. Il est toujours plus facile de bâtir durable après avoir fait table rase que de rénover des quartiers habités...
Le contrat d’axe autour de la ligne E a donné lieu à un échange nourri avec des communes comme Meylan et La Tronche qui attendent aussi le tram sans construire suffisamment pour éviter la triste expérience de la ligne D de Saint Martin d’Hères quasi inutilisée ; la presse en a déjà beaucoup parlé. Le Plan de Préventions des Risques Technologiques de Pont de Claix a été moins commenté. Il est pourtant essentiel pour la diminution des risques chimiques dans l’agglomération. Ce plan prévoit des investissements conjoints du nouveau propriétaire de l’usine mais aussi de l’Etat et des collectivités pour reconvertir le site à la « chimie verte ». Mais une inquiétude subsiste sur l’augmentation de production d’un produit, le TDI, dont la fabrication passe par du phosgène (gaz moutarde tristement connu en 14-18). A ma question : comment cela peut-il diminuer les risques si on produit plus de phosgène, la vice-présidente a répondu que le processus de fabrication allait changer.. Du TDI sans phosgène ? L’incertitude demeure qui a entraîné mon abstention faute de précisions.




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