Conseil Municipal du 28/3/11 17-B 008 POLITIQUE DE LA VILLE

Contrat Urbain de Cohésion Sociale : Orientations et programmations des actions de la ville de Grenoble pour l’année 2011.

Par Marina Girod de l’Ain

Cette délibération confirme le recul net des politiques de la ville et accentue la fragilisation des associations de notre ville et/ou des politiques municipales qui amènent pourtant des moyens nouveaux à des actions nécessaires au profit de nombreux concitoyens, tout cela piloté par l’Etat. Alors de nombreuses inquiétudes, concernant les territoires retenus, les domaines touchés, la question des critères retenus, la place faite à des projets nouveaux, et les orientations pour remédier à cette régression : qu’est ce que la municipalité choisit de faire au-delà des constats ou des états généraux.

Concernant les territoires, on observe un resserrement net autour des secteurs 3, 5 et 6. Notons notamment que le territoire de Très Cloîtres n’est plus retenu dans cette mouture chagrine de 2011, là où des actions financées par d’autres crédits que de l’Etat étaient encore possibles en 2010. Ainsi l’action « action juridique, égalité des droits et lutte contre les discriminations » n’est pas retenue pour l’ODTI.

Concernant les domaines fortement impactés, là aussi un exemple, celui de la santé, pourtant un des 5 piliers de la politique de la ville et un des critères de la réussite éducative. Si on regarde ces actions, qui permettent de lutter contre les inégalités sociales de santé, un des problèmes majeur en matière de santé sur le territoire français, les « ateliers santé ville » voient une baisse de 46% des financements de l’Etat : quelle solution sur cette action alors que c’est un emploi municipal, ce sont des professionnels des services de la ville qui sont impactés directement, quelle solution pour garantir ces emplois ? On observe aussi les baisses des subventions au centre de santé de 8000 €, un arrêt pur et simple des ateliers « langage en maternelle » dans le cadre du programme réussite éducative (on peut d’ailleurs se demander où est la cohérence entre développer le projet « parler bambin » en crèche qui montre ses effets et stopper la continuité en maternelle portée par le service santé scolaire). Des actions santé portées par la MJC Abbaye voient aussi leurs crédits baisser.

Quelle place pour des projets nouveaux ? Il serait bon de pouvoir regarder ensemble quelle part relève de crédits reconduits et quelle part pour des projets nouveaux, qui ne semblent pas avoir été beaucoup retenus par cette mouture même s’il faudrait avoir un examen plus approfondi. Un seul exemple, l’action portée par le collège Aimé Césaire, action ponctuelle, n’a pas été retenue.

Après la présentation des besoins sociaux qui montre la nécessité criante de renforcer nos politiques publiques envers les plus fragiles, nous devons impérativement trouver des solutions sans attendre d’autres échéances électorales, réorienter le budget de la ville vers le renforcement des actions prioritaires et des projets soutenus par nos services, et libérer ainsi aussi une part des crédits politique de la ville pour favoriser les projets associatifs que cette délibération fragilise grandement.

Là où il y a urgence, et là ou de nombreuses associations sur notre territoire sont forces de propositions, à Villeneuve ou ailleurs, cette délibération ne va pas dans le bon sens.

vote POUR cette délibération




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