Renforcer les services publics au service des citoyens

Les collectivités et les établissements publics exercent de nombreux services publics locaux essentiels à la vie quotidienne. Certains services sont financés par l’impôt (action sociale, culture, sport et loisirs, vie scolaire, santé, déchets) dont les taux d’imposition sont votés avec le budget, d’autres sont financés par la contribution des usagers (eau et assainissement, électricité, gaz, chauffage, parkings, transports publics, équipements publics) et font l’objet de tarifs votés au conseil municipal. Les décisions prises par les élus du conseil municipal sont donc cruciales à propos de l’organisation, du contrôle, de la tarification de l’ensemble des services publics locaux.

Les mandats Carignon (1983-1995) ont été ceux de la réduction des politiques publiques, en privatisant ce qui pouvait générer des bénéfices au détriment des usagers (gaz et électricité, eau et assainissement, déchets, restauration municipale, parkings, télévision par câble, affichage publicitaire). C’était le principe, défendu par la droite, de la « ville maigre », rendu possible parce que tous les contrôles étaient défaillants : contrôle citoyen, contrôle préfectoral (relatif à la légalité des décisions des municipalités), contrôle financier (de la Chambre Régionale des Comptes), contrôle de la presse (qui manquait de pluralisme). L’absence de ces contrôles a conduit à un véritable système local grenoblois, le « système Carignon », qui a coûté plusieurs dizaines de millions de francs de préjudices à l’ensemble des contribuables et usagers de Grenoble.

Avec le dossier de l’eau, nous avons mesuré l’impact et la dérive d’un tel système, mélange de corruption et d’envolée des tarifs pour les abonnés. Les écologistes ont agi, souvent seuls, pour retrouver une gestion publique, efficace, de qualité pour ces services essentiels privatisés par la droite. Il a même fallu dénoncer en 1997 les tentatives d’arrangement du Maire sortant et de la Lyonnaise des Eaux, avec la création de la société d’économie mixte – société des eaux de Grenoble.

Des décisions de justice ont été rendues suite à l’action des écologistes pour défendre les intérêts publics dans les dossiers de l’eau, du gaz et de l’électricité, du chauffage urbain, des parkings, de la télévision par câble. Nous avons démontré l’efficacité d’une gestion locale et publique du service de l’eau, avec un triplement du niveau des investissements, des actions pour préserver la qualité de l’eau distribuée sans chlore, une diminution significative du prix de l’eau par rapport aux tarifs fixés dans les contrats de privatisation. Grenoble est, avec Clermont Ferrand, la grande ville de France où l’eau est la moins chère.

Pour les services publics, nous insistons sur la qualité, l’adaptation, l’efficacité du service rendu aux habitants en veillant à une tarification juste, sociale, à la transparence des décisions, l’évaluation, le contrôle, l’accès aux informations, l’égalité d’accès, la non discrimination, les droits des usagers, la participation des habitants.

Pour le mandat à venir, nous proposons d’aller encore plus loin, d’amplifier les politiques déjà menées et d’élargir à de nouveaux secteurs l’action des écologistes pour dé-privatiser certains services.

 restructurer les services publics municipaux

Créer un service énergétique unifié, regroupant les activités des services de l’électricité, du gaz et du chauffage urbain (Compagnie de Chauffage et GEG) et une structure intercommunale d’adduction et de distribution de l’eau.

Projet d’agglo

En s’appuyant sur la remunicipalisation réussie de l’eau de Grenoble, créer une structure intercommunale d’adduction et de distribution de l’eau.

 redéfinir le périmètre

Etant donné le désengagement des financements d’Etat, redéfinir les périmètres d’action des services sociaux (notamment Centre Communal d’Action Sociale) par convention avec le Conseil Général pour gagner en efficacité et améliorer le soutien aux associations d’intérêt général dans les tâches de gestion, comptabilité, fonction employeur, grâce notamment à une formation aux responsabilités associatives.

 mieux soutenir

Renforcer les aides publiques pour l’accueil de la petite enfance par exemple et diversifier les moyens de garde (crèches municipales, collectives, associatives, relais d’assistantes maternelles).

 accentuer la dimension sociale et écologique de la tarification

La dimension sociale des services publics, avec une fonction redistributive, solidaire, peut être accrue grâce à des choix relatifs à la tarification, décidés en conseil municipal, visant à favoriser l’accès du plus grand nombre aux bibliothèques, MJC, musées, centres aérés, équipements municipaux, transports publics. Le retour de l’éclairage public dans le budget de la ville permettrait à Gaz et Electricité de Grenoble de baisser ses tarifs de l’électricité, ce qui profiterait à tous les Grenoblois. Pour l’eau, le chauffage et l’électricité, renforcer les mesures sociales qui évitent les coupures.

 rénover le patrimoine

Accentuer l’effort de rénovation du patrimoine public, notamment des écoles, en améliorant les conditions d’accueil (haute qualité phonique et thermique des bâtiments).

 faciliter la vie associative et de quartier

Créer une salle polyvalente avec possibilité de réunions dans chaque quartier de la ville.


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