Combattre les précarités et l’exclusion

Tandis que la richesse s’affiche sans complexe, la pauvreté s’accroît : 12,7 % des ménages grenoblois sont concernés par les minima sociaux (RMI, Allocation aux Adultes Handicapés, Allocation de Parent Isolé) et si le chômage baisse, (- 8,5% pour les demandeurs d’emplois entre 2005 et 2006 à Grenoble) le sous-emploi progresse et les « travailleurs pauvres », dont une majorité de femmes, n’ont pas les moyens de vivre et se loger décemment. La veille sociale du « 115 » a reçu près de 10000 appels l’année dernière !

Ces précarités s’accompagnent d’inquiétudes pour l’avenir, de problèmes de santé (un budget qui s’alourdit pour les ménages à faibles revenus) et parfois de la peur de se retrouver à la rue. Plus de 3000 grenoblois sont accueillis en hébergement d’urgence, dont un nombre croissant de femmes victimes de violences.

Les précarités ne se concentrent pas que sur les travailleurs, elles touchent malheureusement à tous les âges : la pauvreté touche de plus en plus d’enfants (31,2% des enfants couverts par la CAF sont des enfants d’allocataires à bas revenus) mais est aussi en progression chez les personnes âgées (le nombre de bénéficiaires du minimum vieillesse est en augmentation de 3,5% par rapport à 2005).

10 000 ménages sont exonérés et entre 25 et 30 000 sont dégrevés de la taxe d’habitation à cause de trop faibles revenus. La moitié des ménages grenoblois connaît des difficultés financières. Et cette situation se dégrade rapidement à cause de l’inflation des dépenses essentielles (logement, alimentation, déplacements, santé, éducation…) Les écologistes ne se satisfont pas du développement d’une ville « à deux vitesses ». Il est de la responsabilité de l’ensemble des collectivités publiques (Etat et autres) de veiller au bon fonctionnement des filets de sécurité. Cela suppose de faire des choix en matière de politiques publiques, d’accroître, par exemple, le volet social des politiques de la ville, de lier politique sociale et action « socioculturelle », de retrouver la dynamique sociale de l’éducation populaire. Pour répondre à la crise sociale de manière plus efficace et plus juste, les écologistes proposent de renouveler politiques et méthodes.

Projet d’agglo Renforcer nettement l’hébergement d’urgence

Augmenter le nombre de places en transférant cette responsabilité à l’agglomération. Accroître l’ouverture de petites structures avec un accompagnement renforcé des personnes. Avec une partie des 4 millions d’euros dépensés par l’Etat et le Conseil Général chaque année, on peut construire des « hôtels sociaux » et arrêter d’engraisser certains hôteliers.

Des places d’hébergement seront réservées aux femmes victimes de violences et des mesures d’aides (administratives, assistance psychologique et juridique, recherche d’emploi) seront mises en oeuvre, parallèlement à une action volontariste de lutte contre les discriminations de genre.

 organiser un Forum Social et Sanitaire Grenoblois

Le Centre Communal d’Action Sociale a obligation d’établir une analyse des besoins sociaux. Nous proposons un Forum Social Grenoblois, ouvert aux professionnels et aux associations, pour construire une analyse partagée. Une analyse de situation comparée entre les femmes et les hommes devra aussi être conduite. Des temps d’échanges seront organisés par quartier avec les habitants pour permettre de fixer des orientations politiques avant chaque budget. Ces temps réguliers seront aussi l’occasion de construire des évaluations des politiques menées. Des idées neuves pourront surgir, et être l’occasion de nouveaux projets ou micro projets de quartiers, socialement innovants, sur lesquels la ville pourrait s’engager et solliciter les universités de sciences sociales pour les évaluations.

 créer une Allocation Municipale d’Habitation

et une aide publique à la caution, permettant d’alléger les charges liées au logement, en fonction de critère de revenus et à destination des locataires du public et du privé. Un travail en collaboration avec la CAF sera mené pour que la ville complète l’APL.

 mettre à disposition des écrivains publics

La présence d’écrivains publics dans les équipements de quartier sera renforcée.

 veiller à la tarification sociale des services publics

Poursuivre le travail entrepris et maintenir notamment les tarifs sociaux des déplacements.

 mieux accompagner les associations qui remplissent des missions d’intérêt général

Dans le cadre de relations transparentes, la ville facilitera les procédures. Les associations doivent trop souvent faire face à une technostructure, aux exigences pointilleuses et parfois contradictoires. La ville soutiendra les professionnels, notamment par le biais de la formation. L’indexation des subventions (en fonction de l’évolution de la masse salariale) doit être envisagée face aux baisses de crédits de l’Etat et à la stagnation des crédits des collectivités locales. Des conventions de mission de service public seront élaborées pour préciser les responsabilités des associations et de la ville.

 intégrer les aînés à la ville

Grenoble compte plus de 24000 retraités dont 11000 ont plus de 75 ans, la plupart isolés. Ce chiffre ne va cesser de croître ainsi que l’âge moyen des retraités. Il faut donc anticiper et innover pour répondre à la diversité des situations. Une écoute attentive de ceux qui, peu à peu, perdent leur environnement affectif et leurs moyens physiques et sont confrontés à la solitude et à l’indifférence est indispensable. Depuis plusieurs années, la Ville a fait le choix du maintien à domicile et les résultats montrent qu’à Grenoble on vit mieux, moins dépendant que dans le reste du département alors que le nombre des personnes de plus de 75 ans y est proportionnellement plus important qu’ailleurs.

 renforcer le maintien à domicile des personnes âgées et/ou en situation de handicap

en apportant soutien et solutions de répit aux aidants familiaux, en encourageant et en diversifiant les services à la personne (consultations mémoire pour la maladie d’Alzheimer), en ne négligeant pas l’offre culturelle, en favorisant les relations intergénérationnelles (proximité crèches et maisons de retraite), en maintenant des accueils collectifs. La ville a un rôle à jouer : maintien du commerce de proximité, sollicitation des travailleurs sociaux (aides-ménagères et assistantes de vie), accès facilité des familles à l’information sur l’aide aux personnes âgées ou handicapées et sur les filières de prise en charge. Elle soutiendra les expériences d’appartements regroupés et de services partagés, comme les Vignes à l’Ile Verte.


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Groupe Écologie & Solidarité
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