Reconstruire un projet global pour la recherche grenobloise

Depuis les années 2000-2001, on assiste à une transformation profonde des politiques vis-à-vis de l’université, de la recherche et de leurs relations avec l’industrie. Le CEA, l’Etat et les politiques locaux estiment que Grenoble peut devenir un leader européen et mondial dans la micro et nanoélectronique. Il s’agit d’un pari purement industriel : les moyens publics sont mis à la disposition de sociétés privées pour leur permettre d’enrichir leur portefeuille de propriété industrielle (brevets). Regroupement des laboratoires publics et des écoles d’ingénieurs autour du CEA à Minatec, opération Alliance à Crolles, extension de ces activités à la biologie (Nanobio), et maintenant opération d’aménagement « Giant » pour ravaler la vitrine du polygone. Les collectivités locales se sont précipitées dans ces opérations au nom de la création d’emploi et d’un hypothétique ruissellement sur l’ensemble du tissu économique grenoblois. La fin d’Alliance le 31 décembre 2007 marque l’échec de cette stratégie.

En privilégiant la technologie au détriment de la recherche fondamentale et en créant une monoculture, la dérive actuelle est dangereuse à terme. Tout cela induit une université à 2 vitesses au sein de l’agglo : un pôle de compétitivité soit disant économiquement rentable au polygone, et le reste relégué sur un campus balkanisé. Cette situation appelle la reconstruction d’un projet global.

L’enseignement supérieur et la recherche s’inscrivent dans une logique de partage des connaissances et de coopération (y compris à l’international), et non pas dans une logique de compétitivité marchande. Nous sommes favorables au développement des connaissances au service d’un meilleur avenir pour l’humanité. Le rôle des collectivités locales est de permettre une vie universitaire et de recherche la meilleure possible et non pas de devenir des partenaires d’industriels ou de la laboratoires dans leurs stratégies industrielles. Il y a eu récemment des dérives inacceptables à ce niveau (avec par exemple l’ingérence de La Métro dans les votes sur l’université unique de Grenoble). La Loi LRU (dite Pécresse), qui ouvre largement les conseils d’administration à des partenaires extérieurs ne fera rien pour réduire ces risques, au contraire.

Les collectivités territoriales ont un rôle à jouer en matière d’aménagement du territoire (bâtiments, transports), d’aide aux économies d’énergie et de fluide, de logement étudiant, de vie étudiante et de démocratie... Elles ne doivent pas favoriser le pilotage de la recherche publique par des intérêts privés (pilotage par l’aval), à l’opposé des pôles de compétitivités construits autour des entreprises, nous proposons des pôles de compétences autour des laboratoires de recherche publics.

 Faire du campus un modèle de développement soutenable

Faire un plan d’aménagement, avec les premiers intéressés, pour créer les services indispensables à la vie quotidienne (transports, logement, commerces de proximité, services publics), élaborer un plan de déplacements universitaires, introduire la démarche de Haute Qualité Environnementale dans les constructions et réhabilitations de bâtiments universitaires, réhabiliter les salles de cours avec une aide aux économies de fluides et d’énergie, insérer le campus dans la Ville (espace vert, agriculture, vie étudiante...), préciser le partenariat Grenoble Universités/Métro en chiffrant les actions (plan de déplacements, économies d’énergie, gestion des déchets, restauration bio...), pour en faire un lieu emblématique d’une gestion respectueuse de l’environnement, de la qualité de vie et de travail.

Projet d’agglo Logement étudiant

Le logement étudiant est en crise profonde sur l’agglomération, nombre de logements publics sont dans un état de vétusté avancé et les étudiants sont frappés de plein fouet par la crise globale du logement (prix élevés, manque d’offre, y compris d’offre aidée en cité U).

Les écologistes proposent un plan d’urgence pour le logement étudiant : réhabilitation de 1800 logements et 1000 constructions.

 Démocratiser la recherche

Les citoyens doivent avoir les moyens de participer aux nécessaires débats autour des choix scientifiques et technologiques (nanos, bio, OGM...). Il faut donc leur fournir les outils nécessaires. Nous souhaitons utiliser les compétences de tous nos laboratoires de recherche et de toutes nos disciplines pour aider à la décision publique (sociologie, urbanisme, environnement...) et avoir des débats publics sur les choix scientifiques et technologiques comme pour le reste des décisions publiques. Pour cela il faut offrir une information impartiale sur les enjeux de la recherche actuelle, pour permettre aux citoyens de peser sur les choix : boutique de sciences, CCSTI, conférence de citoyens… Appliquons réellement les recommandations du rapport d’expertise INRA sur les nanotechnologies en nous donnant les moyens, après expertise complète, de stopper les « coups partis » sans débat préalable, les programmes dangereux pour l’environnement, les travailleurs ou les libertés.


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