Conseil Municipal du 27 septembre 2010

Regard critique d’un élu écologiste

Par Olivier Bertrand

Après l’été mouvementé à Grenoble, le Conseil municipal ne pouvait pas faire l’impasse sur ce qu’il est convenu d’appeler « les événements de l’été ». Ce premier point à l’ordre du jour qui n’était qu’un débat sans délibération, a toutefois permis toutes les postures et toutes les dérives tant son intitulé était vaste. Pour la première fois, nous avons donc demandé officiellement et sur ce seul sujet, à ce que chaque groupe ait un temps de parole limité, qui n’a pas été respecté...

Problème : les droites et le centre sont tellement divisés au sein du Conseil, que chaque sous-groupe s’est exprimé sans aucun respect de leur engagement. Le débat a donc duré 2h1/4 au lieu d’une heure. Il a été assez solennel : peu de place à l’improvisation, quasi toutes les interventions ont été lues. Vous retrouverez ci-dessous les interventions que Maryvonne et moi avons faites au nom de notre groupe. Il s’agissait avant tout de marquer clairement, dans l’un des lieux symbole de la république, le Conseil municipal, notre profond rejet de l’exploitation faite par le président de la République des événements de la Villeneuve. Il s’agissait aussi de proposer quelques pistes, avec en ligne de fond, l’idée qu’il faut concentrer plus de moyens sur les quartiers qui subissent frontalement les conséquences de la politique de Sarkozy et la brutalité du système capitaliste libéral qui se maintient encore à bout de souffle, en rejetant de plus en plus de monde dans la précarité. Nous espérons que le Maire infléchira sa politique dans les semaines et les mois à venir. Les marges de manœuvre existent encore, malgré la crise des finances locales (et le gel programmé des dotations de l’Etat). Il est par exemple possible de récupérer plus de 3 millions d’euros par an que notre Ville consacre au financement de projets de recherche industriel, ce qui ne relève pas de sa compétence et qu’elle est la seule à faire en Rhône Alpes. Lors de ce débat, Gwendoline et Gilles nous ont rapidement quittés pour se rendre au Conseil d’Administration extraordinaire du lycée Mounier au cours duquel la fermeture de l’établissement a été annoncée. Cette décision arrivée extrêmement rapidement et qui a choqué tous les acteurs du lycée, reviendra obligatoirement dans les débats du Conseil, même si la Ville n’est pas en première ligne sur le sujet.

Le reste de l’ordre du jour, c’est à dire les délibérations qui, elles, ont des conséquences concrètes, n’ont pas donné lieu à de grands débats. Une étape a été franchie sur le projet de création d’une salle des musiques amplifiées à Bouchayer Viallet avec l’adoption de l’avant projet définitif. Elle s’inscrira dans un paysage qui a beaucoup bougé depuis quelques années avec l’ouverture de plusieurs petites salles dans l’agglo. Elle ne devrait toutefois pas être redondante : sa jauge de 800 places est très attendue par de nombreux « tourneurs » et elle devra travailler en lien avec ce qui existe déjà, notamment la Régie 2C. Reste que son budget de fonctionnement implique une subvention annuelle de la Ville de plus de 300 000 euros, « déficit d’exploitation » normal pour ce type de projet mais qui oblige aussi à s’interroger sur le manque de coordination intercommunale en ce qui concerne le spectacle vivant, surtout en période de « vache maigre ». Lors d’une délibération sur la requalification des quais, il est apparu que nombres de projets annoncés tambours battants par la ville sont encore aujourd’hui très flous, et notamment le projet Esplanade. Il y a souvent loin de la communication à la réalité… La fin du projet rocade nord sert à justifier cette incertitude mais nous connaissons les fonds des dossiers et nous savons qu’il y surtout des véritables problèmes de coordinations entre collectivités (notamment avec le Conseil Général), de financement et de délais. Un des principaux « non dit » est surement la volonté de la Ville de créer un nouveau pont au bout de la voie sur berge coté Jean Macé, pour accéder à l’A48. Ce pont est-il nécessaire avec l’arrivée de la ligne E de tram ? Les habitants une fois encore le découvriront quand tout sera bouclé... Nous aimerions en tout cas qu’il y ait un vrai débat « post rocade » sur cette question des déplacements au nord de notre ville. Lors de l’adoption des rapports des organismes dépendant de la Ville, notre collègue Hakim Sabri est intervenu pour dénoncer à la SEM Alpexpo, la vague de départs négociés qui a entraîné un coût considérable pour la SEM déjà en difficulté après le départ de plusieurs salons importants. « Il fallait bien réduire la voilure a répondu Alain Pilaud.... »

En fin de Conseil, notre groupe a présenté un vœu pour l’organisation d’un référendum sur le droit de vote et d’éligibilité des étrangers non communautaire à Grenoble, mais le maire n’a pas voulu s’engager pour un référendum qui seul pourrait montrer l’ouverture de nos concitoyens vers nos voisins étrangers. Après amendement, seule la demande adressée au chef de l’état de présenter un projet de loi pour accorder de nouveaux droits civiques aux résidents étrangers a été votée par le conseil.




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