Aménager une ville écologique à taille humaine

Les écologistes ont déjà œuvré pour mettre l’urbanisme au service de l’écologie et de la solidarité. Le Plan Local d’Urbanisme a permis d’intégrer les normes environnementales dans les nouvelles constructions, d’augmenter le nombre de logements sociaux et d’améliorer leur répartition dans les quartiers et ainsi permettre le retour des familles à Grenoble. 67% des permis délivrés depuis intègrent le solaire (soit 5000 m² de panneaux), 85 % l’isolation par l’extérieur, 78% des toitures végétalisées (soit 3ha) : Grenoble a désormais un temps d’avance !

Mais dans certains secteurs, les modalités de son application nécessitent d’être revues. Une première révision a eu lieu à notre demande, il faut encore aller plus loin pour préserver une ville à taille humaine, économe de ses ressources foncières et énergétiques.

 Le logement est un droit !

Les demandes de logement social ne cessent d’augmenter malgré les efforts entrepris en la matière par les écologistes ces dernières années : le nouveau PLU a mis en œuvre les propositions de la Fondation Abbé Pierre. Pour atteindre les 20 % règlementaires, les écologistes souhaitent amplifier la politique volontariste et donner la priorité au logement social : construire 850 logements par an à Grenoble, dont au moins 35% de logements sociaux (1700 d’ici 2014). Nous proposerons de ne comptabiliser que les PLUS1 et les PLAI2 comme de véritables logements sociaux. Mais l’effort de Grenoble ne peut compenser l’inaction de certaines communes de l’agglomération, c’est pourquoi nous proposons d’envisager un renforcement de la politique du logement de la Métro et proposerons de conditionner le versement de la dotation de solidarité de la Métro à l’égard des communes à leur engagement de réaliser 20% de logements sociaux sur leur territoire. Il conviendra que la ville accompagne plus fortement encore les bailleurs pour maintenir des niveaux de loyers accessibles. Pour favoriser la mixité sociale et assurer une diversité dans chaque quartier, nous maintiendrons l’obligation de construire une part de logement social lors de chaque projet (jusqu’à 30% de logements sociaux dans les projets prévus sur les zones qui sont actuellement à moins de 20%) et favoriserons la constitution de bourses d’échange de logements pour personnes handicapées et personnes âgées, dans le strict respect des règles légales d’attribution pour les organismes HLM. 

Projet d’agglo

La maîtrise des règles d’urbanismes est aujourd’hui du ressort de chaque commune.

Pourtant, l’enjeu essentiel du logement mérite une politique cohérente à l’échelon communautaire, rendue de ce fait impossible.

Les écologistes souhaitent, en amont, renforcer l’outil de réservation foncière pour lutter efficacement contre l’envolée des prix et la spéculation foncière, et en aval, transférer à la communauté d’agglomération la compétence urbanisme pour développer une politique de logement social plus solidaire, qui viserait à atteindre au moins 20% de logements sociaux dans chaque commune.

Le transfert des compétences d’urbanisme à l’agglomération doit être associé à un meilleur contrôle des citoyens sur l’agglomération par une élection de ses représentants au suffrage direct.

Une action d’agglomération concertée doit permettre une attribution plus équitable des logements à loyers modérés et une répartition plus homogène des logements sociaux dans les quartiers.

 Une grande politique de petits travaux

La priorité sera donnée à la qualité de vie au plus près des habitants. Avant de se lancer dans des grands travaux, la responsabilité d’une commune est d’assurer la qualité des équipements et espaces existants. Les écologistes lanceront une grande politique de petits travaux, dans chaque quartier, en concertation avec les habitants (à travers les assemblées participatives de secteur, les unions de quartier, les conseils d’école, etc) : une salle polyvalente dans chaque quartier pour permettre les activités culturelles et sportives, les réunions d’habitants et d’associations, réhabilitation des bâtiments communaux, réfection des trottoirs et voiries, etc.

 2 grands projets d’ici 2014

La requalification de la Villeneuve-Village Olympique. Depuis 1995, la Ville a engagé une politique volontariste en direction des quartiers Sud, notamment Teisseire et Mistral. Les efforts portent leurs fruits, les écologistes proposent d’engager aujourd’hui et d’ici 2014 la réhabilitation de la Villeneuve et du Village Olympique, en commençant par la rénovation (y compris énergétique et phonique) des logements anciens, mais en évitant des opérations de démolition. La revitalisation des quartiers doit s’appuyer en premier lieu sur les habitants et les richesses associatives, économiques, architecturales existantes.

La reconquête des Berges de l’Isère, du confluent avec le Drac au campus de St-Martin-d’Hères. Réalisation d’une coulée verte, libérée de la voiture et réservée aux activités familiales, sportives et de loisirs (à l’exemple de Lyon) avec espaces verts, pistes cyclables, jeux pour enfants, guinguettes, pontons sur l’Isère... Grenoble bénéficie de la magie de ses massifs, donnons lui aussi celle de sa rivière.

 Faire de Grenoble un modèle d’écologie urbaine

La ville concentre des activités multiples, son aménagement doit équilibrer dans chaque projet les espaces consacrés au logement, aux activités économiques et de loisirs. C’est la mixité de ces activités qui d’une part permet le maintien d’une qualité de vie et du lien social et d’autre part diminue les déplacements contraints. Les aménagements urbains doivent s’inscrire dans une logique d’écologie urbaine, de ville rassemblée, diminuant son empreinte écologique : les analyses environnementales, architecturales et urbaines seront réalisées systématiquement pour chaque opération. La participation des habitants à la définition et au suivi des projets sera favorisée grâce à des ateliers d’urbanisme.

 Construire aux normes du XXIe siècle

Les normes de construction devront être affinées pour limiter la consommation énergétique des nouveaux bâtis à l’objectif de basse consommation, déjà atteint dans certaines réalisations grenobloises. Des expérimentations réussies, passons à la généralisation.

 Faire des quartiers populaires des « éco quartiers »

Car les nuisances environnementales frappent plus encore les populations défavorisées : pollution, bruit, qualité du bâti et des espaces publics. Cette démarche devra être élaborée par les habitants avec la possibilité d’analyses et de propositions.

 Retrouver la nature en ville

Les parcs et espaces verts sont peu présents et trop segmentés dans le paysage urbain grenoblois. Nous proposons de doubler la surface des espaces verts, d’assurer à chaque quartier un espace Vert et de les relier en trames vertes, apaisantes en périodes caniculaires et propices à la circulation piétonne ou cycliste, de créer des jardins familiaux, facteurs de liens sociaux et source de produits légumiers et fruitiers de qualité consommés ou partagés en famille ou entre amis et voisins. Un plan de végétalisation (intégrant une densification de la forêt urbaine) sera réalisé en début de mandat, au sein d’ateliers d’urbanisme. Un pourcentage de surface réservée aux parcs, équipements publics, culturels, sportifs, sera établi pour chaque quartier et un bilan annuel d’évolution vers ces objectifs sera réalisé. L’utilisation des toits horizontaux comme espace de vie et de rencontre pour les habitants de sera autorisée et les surfaces minima d’espaces verts en pleine terre dans les parcelles relevées.

Projet d’agglo

Nous proposons la mise en place d’un schéma directeur des espaces naturels de la Métro, pour gérer avec une cohérence d’ensemble les divers espaces de nature dont bénéficie encore la Métro et recréer des liaisons entre les espaces naturels (milieux et boisements alluviaux, telle que la forêt des Sablons ; ou pelouses sèches et boisements sur les coteaux).
Nous continuerons à réduire la consommation de pesticides chimiques, jusqu’à leur suppression d’ici 2012.

 Rétablir un Coefficient d’Occupation des Sols (COS) « de sécurité »

pour éviter la spéculation sur le foncier. Nous mettrons à l’étude la fixation du niveau d’un tel COS à partir d’un examen des permis de construire obtenus depuis la mise en place du nouveau Plan Local d’Urbanisme.

 Politique de la ville : assurer l’égalité effective des politiques de droit commun

Si la commune doit utiliser la « politique de la ville » pour accentuer les efforts de solidarité en direction des territoires qui en ont le plus besoin, elle doit veiller d’abord à assurer son équité dans les politiques de droit commun :
- Ouvrir le quartier sur la ville, en réhabilitant « la rue et les trottoirs » qui facilitent la traversée d’un quartier au lieu de le contourner, d’y installer des services (commerces, loisirs etc) attractifs pour toute la population, pour renverser la logique urbaine du « repli sur soi » des quartiers, faits de parkings, de places dallées, de cheminement piétons entre immeubles
- Organiser des sentiers piétonniers reliant le Sud et le Nord de la ville, du Parc de la Villeneuve à la Bastille par exemple.
- Reintégrer les quartiers dans la ville en offrant dans tous les quartiers le même traitement de qualité des espaces publics (mobilier urbain, espaces verts, trottoirs et revêtements...)
- Rendre les quartiers attractifs par leur qualité urbaine, leurs équipements publics et leurs commerces de proximité
- Prévenir les situations pouvant engendrer un sentiment d’insécurité : amélioration de la visibilité, du cadre de vie, de la surveillance naturelle, de la sécurisation des accès.
- Intervenir au plus vite sur les dégradations de l’environnement urbain, notamment par le biais d’une autonomie financière des associations de quartiers

Projet d’agglo

Préserver l’activité agricole de proximité.

Si l’agriculture a fortement régressé en zone péri-urbaine, les exploitations restantes développent des démarches de qualité qu’il convient de soutenir pour alimenter les marchés
locaux dans le cadre de circuits courts. Nous préserverons les espaces agricoles, soutiendrons financièrement les exploitations en phase de conversion vers l’agriculture biologique et renforcerons les moyens de l’Association pour le Développement de l’Agriculture dans l’Y Grenoblois (ADAYG).

L’Etablissement Public Foncier Local (EPFL) sera un outil précieux en ce sens.

 Prévenir les risques industriels ou naturels

Séisme, inondation, éboulement, rupture de barrage, ruines de Séchilienne, établissements classés Seveso notamment sur le site chimique de Pont de Claix, réacteurs et installations nucléaires en activité (Institut Laue Langevin) ou en déclassement (CEA), avec des rejets toxiques dans l’air et dans l’eau, les grenoblois sont particulièrement exposés. Les moyens mis en œuvre par l’Etat sont insuffisants pour assurer un contrôle satisfaisant des installations classées, avec des retards importants dans la mise en place et l’actualisation des plans d’urgence. Les politiques publiques doivent prendre en compte et prévenir réellement ces risques. Nous proposons une information des scolaires, des populations dans tous les immeubles et bâtiments recevant du public, la transparence sur les informations relatives à l’environnement en publiant sur Internet les mesures relatives à l’environnement transmises à la Ville (rejets des installations, qualité de l’air, de l’eau). Nous souhaitons que la Ville soit représentée dans les comités locaux d’information et de concertation (CLIC) des installations à risque (avec demande de moyens d’expertises indépendantes des exploitants des installations classées) et que des exercices réguliers de sécurité civile (associant les services municipaux) soient réalisés. Nous interviendrons pour la reconversion de ces industries vers des procédés non polluants et moins dangereux.

Projet d’agglo

Nous soutenons la réalisation d’un plan de prévention des risques majeurs, la création d’un nouveau puit de captage de l’eau à Rochefort pour faire face au scénario maximal
d’éboulement des ruines de Séchilienne, l’engagement d’une expertise indépendante de l’impact de la déconstruction des Installations Nucléaires de Base (INB) du Commissariat à
l’Energie Atomique.

Nous demanderons qu’un rapport annuel relatif à la prévention des risques soit présenté en conseil communautaire.

 Place de l’animal dans la ville

Veiller à la place de l’animal dans la ville en poursuivant l’information sur les risques et les obligations des propriétaires d’animaux domestiques. Nous devrons agir pour un développement maîtrisé des pigeons par une installation de pigeonniers dans les parcs publics comme cela se pratique dans de nombreuses villes françaises.

Nous devrons solliciter l’aide des associations protectrices des animaux pour apporter leur connaissance et leur savoir faire sur ces questions de l’animal dans la ville.


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Groupe Écologie & Solidarité
EluEs Verts, ADES, Alternatifs de la Ville de Grenoble

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